Pinot : " C'était frustrant d'être dans le canapé "

Pinot : " C'était frustrant d'être dans le canapé "©Media365
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Raphaël Brosse, publié le vendredi 17 août 2018 à 23h43

A une semaine du départ de la Vuelta, Thibaut Pinot est revenu sur la longue période durant laquelle il a été tenu à l'écart du peloton en raison d'une pneumonie.

Il faisait partie des grands absents du Tour de France 2018. Pour la première fois depuis 2012, Thibaut Pinot n'a pas pris le départ de la Grande Boucle. Le Franc-Comtois était en effet au repos suite à une pneumonie. Malade, il avait d'ailleurs terriblement accusé le coup lors de l'avant-dernière étape du Giro en mai dernier, alors qu'il était troisième du classement général provisoire. « Ne pas terminer sur le podium que nous avions obtenu après trois semaines intenses est l'une des plus grandes déceptions de ma carrière, a révélé le coureur de la Groupama-FDJ sur le site officiel de son équipe. Aujourd'hui, je le vis toujours aussi mal. Rapidement, j'ai eu envie de faire du vélo sous le beau temps. Chez moi, en mars et avril, il pleut beaucoup, je voulais profiter du soleil. J'ai aussi regardé beaucoup de courses devant la télé. C'était frustrant d'être dans le canapé. J'ai regardé le Tour aussi. Je n'ai pas été surpris par la victoire de Geraint Thomas. Quand tu gagnes le Critérium du Dauphiné avec deux minutes d'avance, tu es forcément un grand favori pour le Tour. Cela fait plusieurs années qu'il se prépare à ça. L'an dernier, avant sa chute dans le Tour d'Italie, il était très fort. »

Pinot : « Pas envie de finir cramé à Madrid »


Thibaut Pinot a renoué avec la compétition au début du mois d'août, sur les routes du Tour de Pologne. Une reprise plutôt concluante puisque le natif de Lure a terminé troisième de l'épreuve. Cap, désormais, vers la Vuelta. « Quand on a compris qu'il était impossible d'être dans le Tour, tout de suite j'ai pensé à la Vuelta, a avoué celui qui a été sacré champion de France du contre-la-montre en 2016. J'ai envie de me faire plaisir. J'ai été content de découvrir le Tour de Pologne qui est la course de préparation idéale au Tour d'Espagne. Pour moi cette année la Vuelta est une chance, la faire dans de bonnes conditions n'arrivera pas tous les ans. Je vais me servir de cette course de trois semaines aussi pour me redonner la caisse pour la fin de saison. Je n'ai pas envie de finir cramé à Madrid. » Car le Français a dans un coin de la tête le championnat du monde, qui se déroulera à Innsbrück sur un parcours a priori favorable aux grimpeurs. Sans oublier le Tour de Lombardie, lors duquel il avait pris la cinquième place en 2017.

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