Thomas Siniecki, Media365 : publié le lundi 15 juin 2026 à 10h35
L'avenir très proche, dans un mois et demi, nous éclairera sans aucun doute sur la réelle influence de la semaine qui vient de s'écouler au Tour ARA.
Est-ce que c'est terminé ? Paul Seixas est-il bon à jeter à la poubelle, un espoir déchu de plus, après son abandon au Tour Auvergne-Rhône-Alpes qu'il devait écraser à trois semaines du Tour de France ? Vous aurez compris, on l'espère, que la réponse est dans la question. Et qu'il n'y a "pas le feu au lac" comme l'indique son équipier Nicolas Prodhomme (pour L'Equipe) : "Il avait de bonnes jambes, c'était une semaine de préparation. Rendez-vous en juillet." "Il était très motivé, mais ça ne servait à rien d'insister et de transpirer sur les plaies, précise son autre lieutenant Aurélien Paret-Peintre. Les objectifs sont dans trois semaines, donc il ne faut pas qu'il prenne de risques, mais qu'il se repose et que ces plaies se referment."
Jurdie : "Parfois, on apprend plus vite dans la douleur"
Le grand frère de Valentin nous rassure encore, ce ne sont vraiment que des plaies et des courbatures. Et pour lui, "il n'y a que du positif dans ce qu'il s'est passé cette semaine" : "C'est toujours mieux que ça nous arrive là que dans trois semaines, que ce soit le chrono par équipes un peu en dessous de nos espérances, l'échappée de 60 coureurs ou samedi." Mais rien à faire, c'est bien son intégrité physique qui nous tourmente. Son directeur sportif Julien Jurdie nous calme à son tour : "Il va bien, pas d'inquiétude. Tous les feux étaient au vert le matin, donc on a décidé en concertation avec le pôle médical, lui, Luke Rowe et moi, de repartir. On avait mis un plan en place, en espérant être acteurs. Mais rapidement, dans le col du Pré, on a senti dans la communication que le feeling était beaucoup moins bon en action qu'au repos. On a préféré lui dire de s'arrêter."
Mais avec le sourire, martèle le dirigeant : "Il a fait le reste de l'étape dans la voiture, sans problème." Désormais, c'est le staff médical qui a la clé et il a surtout besoin de repos, à écouter son patron qui verra ensuite petit à petit quel plan établir pour le futur. Le directeur médical Jacky Maillot n'a fait qu'appuyer cette communication globale : une chute comme celle subie samedi, autour de 70 km/h, est très coûteuse en énergie et il va lui falloir quelques jours de repos avant de reprendre sa préparation pour le Tour de France. Jurdie conclut avec un ultime mantra : "Parfois, on apprend plus vite dans la douleur."












