Aurélien Canot, Media365 : publié le lundi 09 mars 2026 à 11h35
En marge de la 2e étape de Paris-Nice ce lundi, Kévin Vauquelin a déploré qu'une telle pression de résultats pèse actuellement sur des coureurs français, dont il fait partie. Le 7e du dernier Tour de France regrette notamment l'attente dingue ainsi que la folie médiatique qui enveloppent l'éclosion du prodige Paul Seixas.
Le cyclisme français a longtemps mangé son pain noir. Il semble toutefois voir assurément le bout du tunnel, avec une relève de luxe assurée par les inévitables prodiges que sont Paul Seixas (19 ans) et Paul Magnier (21 ans), qui accumulent déjà les exploits comme les victoires quand certains découvrent tout juste le peloton au même âge, quand ils ne figurent pas encore dans la liste d'attente pour avoir le droit de faire leurs grands débuts chez les professionnels. Kevin Vauquelin (24 ans) incarne lui aussi ce nouveau visage de Bleus qui peuvent de nouveau nourrir de grandes ambitions et ce dans tous les rendez-vous, y compris les plus prestigieux. Le Normand, 7e du dernier Tour de France pour sa deuxième participation seulement, apprécie bien évidemment de faire rêver comme ses deux jeunes compatriotes tous ses supporters français longtemps frustrés par les performances de nos représentants, incapables de rivaliser avec les meilleurs.
Vauquelin : "Seixas, ils vont le mettre sur un piédestal, et s'il y a une contre-performance..."
Néanmoins, le vainqueur la saison dernière de l'Etoile de Bessèges et du Tour du Pays de la Loire avoue qu'il prendrait encore plus de plaisir à jouer les chefs de file du vélo tricolore s'il ne sentait pas une telle pression sur ses épaules. Vauquelin ne cache pas ce lundi dans Ouest France en marge de la 2e étape de Paris-Nice qu'il la trouve parfois irrespirable. "On se met suffisamment la pression en tant que coureur pour en recevoir d'autres (...) Il y a des personnes qui sont un peu trop incisives (...) Dire que les Français sont nuls, que lui, il ne fera rien... Ce sont des mots qui paraissent anodins, mais qui sont durs", regrette le nouvel homme fort de l'équipe Ineos Grenadiers, qui n'aimerait pas être à la place de Seixas, que tout le monde voit avant l'heure en successeur de Bernard Hinault comme vainqueur français du Tour. Tout en passant un message au 2e des Strade Bianche ce week-end. "Ils vont le mettre sur un piédestal. Et s'il y a une contre-performance, car c'est un être humain, ce n'est pas une machine, on va dire 'surcoté'. Je trouve ça complètement fou !"














