Aurélien Canot, Media365 : publié le vendredi 13 mars 2026 à 20h33
Dorian Godon avait pris le départ de la 6e étape de Paris-Nice, ce vendredi, avec à l'esprit de tout faire pour la gagner. Le champion de France a finalement dû se contenter de la 2e place derrière le vainqueur du jour Harold Tejada. Mais le coureur français de l'équipe Ineos Grenadiers jure qu'il fera tout pour connaître lui aussi son jour de gloire d'ici à l'arrivée à Nice.
Jusqu'au bout, Dorian Godon (29 ans) y a cru. Bien sûr, le champion de France n'était pas dupe. Il savait que devant, un homme, le Colombien Harold Tejada, était parti seul, et que si le groupe dont il faisait partie ne parvenait pas à reprendre le fuyard, il verrait s'envoler toutes ses chances de remporter l'étape en réglant ce petit groupe au sprint. "Je savais que Tejeda était devant, sinon, je n'aurais pas levé les bras", a répondu du tac au tac au micro d'Eurosport le coéquipier de Kévin Vauquelin au sein de l'équipe Ineos Grenadiers. Godon a bien eu droit au sprint qu'il souhaitait. Et comme il l'avait prévu, le Francilien s'est montré le plus rapide. Malheureusement pour l'ancien coureur de l'équipe Decathlon-AG2R La Mondiale, il n'y avait déjà plus en jeu que la 2e place de cette 6e étape de Paris-Nice. Car devant, ce Tejeda contraint de changer de vélo à vingt kilomètres de l'arrivée n'a jamais été rejoint et s'est imposé en solitaire. Dommage pour Godon qui la voulait tant cette victoire.
Godon : "Encore plus envie de gagner"
"Je voulais gagner aujourd'hui, l'équipe m'a donné une très bonne opportunité, j'ai essayé d'être devant (...) On est arrivé pour la deuxième place", analysait le porteur du maillot bleu, blanc, rouge, très en jambes mais finalement pas récompensé. "J'étais dans les 25 premiers dans la bosse. Vu mon poids, c'est déjà bien. Et "Kwiato" (Michal Kwiatkowski) nous a super bien placés au pied. Franchement, top ! (...) J'ai laissé toute la bosse, et à la fin, à bloc. Ça fait ch... Le mec qui a attaqué devant a autant de mérite. J'ai joué ma carte sur un sprint en petit comité, car je savais que j'étais certainement le plus fort dans ce cas-là", regrettait le vainqueur du dernier Tour de Vendée, pas abattu pour autant. "Non, je ne suis pas forcément déçu, ce sont les circonstances de course." Le malheureux du jour en dépit de cette 2e place espère qu'elles finiront par lui sourire, lui qui rêve plus que jamais de lever les bras sur cette Course au Soleil désormais. Il sait qu'il en est capable. "J'ai encore plus envie de gagner, ça se rapproche." Sans oublier l'objectif premier de l'équipe. "Il reste à aller chercher le podium avec Kévin (Vauquelin) demain (samedi) et voilà"














