Mondiaux : Jalabert encense Alaphilippe

Mondiaux : Jalabert encense Alaphilippe©Media365

Paul Rouget, Media365 : publié le lundi 27 septembre 2021 à 15h12

Ancien sélectionneur des Bleus, Laurent Jalabert a salué la performance "exceptionnelle" de Julian Alaphilippe, un coureur "unique" vainqueur dimanche en Belgique de son deuxième titre consécutif de champion du monde.



Pour Laurent Jalabert, Julian Alaphilippe est tout simplement "unique". Car si Wout Van Aert était le grand favori de la course en ligne des championnats du monde de cyclisme dimanche, c'est bien le Français qui a réussi un nouvel exploit en parvenant à conserver son titre en Belgique, après s'être échappé en solitaire à 17 kilomètres de l'arrivée. Une performance exceptionnelle qui lui a valu les félicitations de ses adversaires mais également des observateurs, comme Laurent Jalabert. Pour l'ancien sélectionneur de l'équipe de France (2009-2013), cet exploit est "encore plus fort" que celui de l'an dernier à Imola, où il était devenu le premier coureur tricolore à être sacré champion du monde depuis Laurent Brochard en 1997.

"Il y avait Alaphilippe et le reste du monde"

"Je n'ai pas en tête le souvenir d'avoir vécu une telle domination d'un coureur sur un championnat du monde. Quelqu'un qui est capable de se découvrir à 60 kilomètres de l'arrivée comme il l'a fait, je pensais que c'était trop tôt et suicidaire... Finalement il n'est pas parti à ce moment-là, mais il a insisté et insisté pour se retrouver seul dans les vingt derniers kilomètres. Je pense qu'il y avait hier Alaphilippe et le reste du monde. Il était vraiment au-dessus du lot mais très largement, donc pour moi c'est vraiment une performance exceptionnelle", a salué « Jaja » dans un entretien accordé à France Info. Véritablement "impressionné" par l'Auvergnat, Jalabert a aussi répondu à une question récurrente sur ses chances sur un grand Tour, comme le Tour de France.

Il ne le voit pas gagner le Tour

"Je partage l'avis de Bernard Hinault, pour qui Alaphilippe ne pourra pas en gagner un. Aujourd'hui, telles que les choses sont organisées autour de lui, il n'est pas armé pour cela et je pense que dans sa tête il n'en a pas forcément l'envie ni la motivation. Pour aller chercher la victoire sur trois semaines, il lui faudrait courir un peu à contre-courant. Au lieu d'attaquer à chaque pont d'autoroute comme il aime le faire dès qu'il y a du relief, il faudrait qu'il se contienne et fasse une course d'attente pour être présent dans les moments clés de la course", a-t-il poursuivi, expliquant que pour le coureur de la Deceuninck-Quick Step, "le Tour reste un objectif qu'il n'a pas en tête pour l'instant."

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