Mondiaux : Hinault "impressionné" par Alaphilippe

Mondiaux : Hinault "impressionné" par Alaphilippe©Media365
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Paul Rouget, Media365 : publié le mercredi 29 septembre 2021 à 14h46

Après le nouveau titre mondial de Julian Alaphilippe, Bernard Hinault, sacré en 1980, a salué la performance de son compatriote, qui "n'a pas peur de mourir sur un vélo".



S'il "ne réalise pas trop encore", Julian Alaphilippe a encore fait très fort dimanche en Belgique, en parvenant à être sacré champion du monde de cyclisme sur route pour la deuxième année consécutive. Un nouveau maillot arc-en-ciel que l'Auvergnat, bien aidé par ses coéquipiers de cette équipe de France concoctée par Thomas Voeckler, est allé chercher en attaquant seul à 17 kilomètres de l'arrivée à Louvain, devançant au final le Néerlandais Dylan van Baarle et le Danois Michael Valgren. Aux premières loges pour ce nouvel exploit du coureur de la Deceuninck-Quick Step, Bernard Hinault, invité par l'Union cycliste internationale (UCI), a apprécié en connaisseur la performance de son compatriote tricolore.

"Le coureur qui me donne le plus de plaisir"

"Julian a couru à la perfection, de façon impressionnante. Moi, il m'a impressionné en tout cas. L'équipe de France avait effectué un travail excellent, et ce travail a fait mal à tout le monde et lui derrière a brillé. Il m'a régalé, franchement. Je me demandais pourtant s'il allait pouvoir tenir sur 17 kilomètres. Ce n'était pas gagné, mais il a tenu", a réagi le lauréat de l'édition 1980 pour Ouest-France. Pour « Le Blaireau », Alaphilippe est tout simplement "LE champion (français) de sa génération, c'est le meilleur, ça ne fait aucun doute." "Depuis longtemps, je dis que c'est le coureur qui me donne le plus de plaisir, et il l'a encore démontré, poursuit-il. Lui ne se pose pas de question, il attaque. Il y a le petit (Benoît) Cosnefroy aussi qui m'épate de ce point de vue. (Rémi) Cavagna également. J'ai l'impression que les coureurs français des équipes étrangères courent mieux, ils savent que s'ils courent mal, ils ne seront plus dans la course les week-ends d'après. Lui ose, c'est sa force. Il a ce tempérament en lui, il veut mettre le pétard, n'a pas peur de mourir sur un vélo."

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