L'UCI dévoile son protocole commotion

L'UCI dévoile son protocole commotion©Media365

Aurélie SACCHELLI, publié le jeudi 10 décembre 2020 à 18h56

L'Union cycliste internationale a dévoilé le protocole qui sera mis en vigueur à partir de la saison 2021 concernant les commotions cérébrales.



Le 11 septembre dernier, Romain Bardet était victime d'une lourde chute sur le Tour de France, en direction du Puy Mary. Le leader d'AG2R-La Mondiale avait pu terminer l'étape mais n'avait pas pu prendre le départ le lendemain, en raison d'une commotion cérébrale. Si le Français avait subi cette chute en 2021, il n'aurait pas pu remonter sur son vélo après sa chute, car l'Union cycliste internationale a dévoilé ce jeudi le « protocole commotion » qu'elle va mettre en place pour la saison prochaine. Un protocole qui va différer en fonction des disciplines. « Ce protocole fixe des recommandations qui tiennent compte des particularités du sport cycliste, pour lequel la prise en charge des commotions cérébrales, qui représentent de 1,3 % à 9,1 % des blessures suivant les études, varie significativement au sein de ses huit disciplines (cyclisme sur route, cyclisme sur piste, VTT, BMX Racing, BMX Freestyle, cyclo-cross, trial et cyclisme en salle), débute l'UCI dans son communiqué, avant de donner des précisions.

D'abord former les entraîneurs et directeurs sportifs

« Le protocole recommande que les non-professionnels de santé (en particulier les entraîneurs, les Directeurs Sportifs, les mécaniciens et les coureurs) soient formés à la reconnaissance des signes suspects de commotion cérébrale, puisqu'ils sont le plus souvent les premiers sur place après la chute du coureur. Le protocole précise les gestes-réflexes qui permettent d'évaluer la condition de l'athlète (hébétude, équilibre, maux de tête, élocution, vision) et de prendre la décision appropriée dans un délai optimal, au bord de la route ou de la piste. Des supports de formation, sous forme de fiches-réflexes seront publiés, qui permettront aux non-médecins de reconnaître les premiers signes suspects de commotion. Devant ces signes de suspicion, le diagnostic devra être confirmé par le médecin de course. En l'absence de signes suspects initiaux, le coureur devra être surveillé par le service médical, et un examen standard comportant entre autres un test d'orientation dans le temps et l'espace (questionnaire de Maddocks) et de maintien de l'équilibre pourra être réalisé à tout moment. Dans tous les cas, le coureur devra passer un examen plus complet après la course utilisant l'outil SCAT5 (approche neurocognitive), et cet examen devra être renouvelé le lendemain matin. Le protocole établit également les recommandations du retour à la compétition. L'athlète ayant subi une commotion cérébrale devra bénéficier d'une période de repos complet (de 24 à 48 heures) et ne devra pas effectuer son retour à la compétition avant une semaine au minimum (deux semaines pour les Juniors) après résolution des symptômes », poursuit l'UCI. Romain Bardet avait repris la compétition 26 jours après sa course.

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