Ineos Grenadiers : Malgré un dos toujours douloureux, Bernal compte prendre du plaisir sur le Tour d'Italie

Ineos Grenadiers : Malgré un dos toujours douloureux, Bernal compte prendre du plaisir sur le Tour d'Italie©Panoramic, Media365

Mathieu WARNIER, publié le mercredi 03 mars 2021 à 16h35

Annoncé au départ du Tour d'Italie, Egan Bernal se prépare avec cet objectif en tête et veut faire fi des douleurs au dos qui continuent de lui poser des problèmes.

Egan Bernal ne veut pas revivre une saison comme celle vécue en 2020. Victime d'une scoliose et contraint à l'abandon sur le dernier Tour de France, le Colombien a repris la compétition lors du Tour de La Provence, avec un test sur les pentes du Mont Ventoux. Une étape dont il avait pris la deuxième place derrière son coéquipier chez Ineos Grenadiers Ivan Sosa et devant le champion du monde Julian Alaphilippe. S'il confirme continuer à être en difficulté avec son dos, Egan Bernal se montre philosophe à ce sujet. « Sur les pentes du Mont Ventoux, je n'ai pas ressenti trop de douleurs venant de mon dos, a assuré le Colombien dans un entretien accordé au quotidien italien La Gazzetta dello Sport. Malheureusement, je suis conscient que, au moins pour cette année je vais devoir composer avec la douleur. » En 2021, le principal objectif d'Egan Bernal sera le Tour d'Italie, dont le départ sera donné le 8 mai prochain à Turin, que ce dernier abordera avec un état d'esprit différent : « Cette année, concernant le Giro, mon objectif est de redevenir l'Egan qui aime attaquer, celui qui n'a pas peur d'être lâché ». Un Tour d'Italie que le coureur de la formation Ineos Grenadiers assure préparer « à 100% pour arriver en forme » pour prendre part à l'épreuve pour la première fois de sa carrière.

Bernal : « Prendre du plaisir sur le Giro »

Mais Egan Bernal est conscient que la concurrence sera au rendez-vous mais l'envie d'être au départ est plus forte, lui qui a manqué le Tour d'Italie en 2019 à la suite d'une fracture de la clavicule. « Tout ce que je veux, c'est prendre du plaisir sur cette course, ce que j'ai voulu faire ces dernières années, assure le Colombien. Et ce qui devra arriver arrivera. » Mais, au moment d'aborder le Giro, Egan Bernal admet une forme de peur liée à la malchance qui le touche à chaque fois qu'il est annoncé sur les routes italiennes, lui qui a lancé sa carrière professionnelle au sein de la formation transalpine Androni Giocattoli-Sidermec. « A chaque fois que je devais y participer, quelque chose est arrivé et m'a empêché de le faire. Il n'en sera pas de même cette fois. Je suis impatient, assure le natif de Zipaquira. C'est toujours magnifique pour moi de courir en Italie car j'y ai tant d'amis, car j'en connais les routes et car j'en garde tellement de bons souvenirs. » S'il ne prendra pas part au Tour de France, qu'il a remporté en 2019, Egan Bernal pourrait soutenir Adam Yates sur la Vuelta mais, avant ça, le Colombien pourrait faire un crochet par le Japon. « Pour le moment, le Giro est le seul objectif que j'ai en tête, assure Egan Bernal. Ensuite, si je me sens bien, je commencerai à penser aux Jeux Olympiques. » Avec un parcours exigeant sur les pentes du Mont Fuji, le Colombien pourrait bien y trouver un terrain de jeu à sa mesure.

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