Emmanuel LANGELLIER, Media365 : publié le mercredi 16 avril 2025 à 10h45
Remonté sur un vélo pour une occasion très spéciale mardi, Bernard Hinault s'est montré, une nouvelle fois, élogieux à l'endroit de Tadej Pogacar.
Mardi matin, Bernard Hinault est revenu sur la terre de ses exploits. Sur l'une des terres, le Français lauréat de 10 grands Tours (5 Tours de France, 3 Giro et 2 Vuelta) ayant signé de nombreux faits d'armes durant sa fantastique carrière. 45 ans après avoir été sacré champion du monde en Haute-Savoie, le Blaireau est revenu sur les terres alpestres en montant la côte de Domancy qui accueillera la course en ligne des Championnats du monde en 2027. Maillot arc-en-ciel sur le dos, le champion français de 70 ans a roulé (sur un vélo électrique) et pris la pose au côté des journalistes. Il n'était jamais revenu dans cet endroit qui l'avait sacré le 31 août 1980. Sourire aux lèvres, Bernard Hinault en a profité pour évoquer Tadej Pogacar qu'il adore et qu'il voyait bien rafler la mise lors de son premier Paris-Roubaix , dimanche.
« Pogacar est celui qui ressemble le plus aux vieux guerriers comme Merckx et moi »
Le prodige slovène n'a pas imité Hinault et Eddy Merckx en remportant « L'Enfer du Nord » après avoir triomphé sur le Tour de France mais l'ancien coureur tricolore a aimé, comme il apprécie le cyclisme actuel avec des belles attaques et des coureurs qui ne se posent pas de questions. « Quand on regarde Paris-Roubaix, Pogacar peut gagner. Malheureusement, il chute. Mais ça fait partie de la course. Autrement, on aurait eu un final exceptionnel entre les deux (avec Mathieu Van der Poel), et il y en a forcément un qui aurait fini par lâcher », a confié auprès de L'Equipe. Pogacar « est capable de faire des courses en début de saison, il est capable de faire des courses en milieu de saison et à la fin de la saison, il est toujours là. Pogacar est celui qui ressemble le plus aux vieux guerriers comme Merckx et moi », lâche l'un des plus grands sportifs français de tous les temps.
« Quand on voit qu'ils s'embrassent sur le podium, moi, je trouve ça génial »
Bernard Hinault se félicite de voir la proximité entre Pogacar et Van der Poel, à la lutte dans les courses mais aussi très proches après les joutes acharnées. « C'est ça, la beauté du sport. Tu te mets sur la gueule durant la course et une fois qu'elle est finie, c'est OK. Tu m'as battu, mais demain je vais t'en mettre une, c'est ça qui est beau... Ce n'est pas de dire : ''Je te fais la gueule parce que tu m'as battu''. Il faut accepter que quelqu'un te batte à un moment donné. Tu ne peux pas être le meilleur tout le temps. Il suffit d'une petite faute, ne serait-ce que sur Paris-Roubaix, où Pogacar va peut-être un peu vite dans ce virage. Il a mal maîtrisé le vélo et là, petite chute et c'est fini. Mais à la sortie, quand on voit qu'ils s'embrassent sur le podium, moi, je trouve ça génial, apprécie l'homme aux 216 victoires entre 1978 et 1986. C'est vraiment l'image que l'on doit donner du sport. »













