Evenepoel : "Un peu plus loin, je dégringolais de 40 mètres"

Evenepoel : "Un peu plus loin, je dégringolais de 40 mètres"©Media365

Thomas Siniecki : publié le vendredi 02 avril 2021 à 17h59

Le retour à la compétition se précise pour Remco Evenepoel. Il assure ne rien en attendre de spécial, tant il lui faut d'abord reprendre ses marques après avoir frôlé le pire en août 2020, au Tour de Lombardie. Il raconte encore.



Remco Evenepoel, qui reprendra la compétition au Giro début mai, est à nouveau revenu sur sa terrible chute au Tour de Lombardie. Au mois d'août, le petit génie belge de l'équipe Deceuninck - Quick Step est passé par-dessus un parapet et a chuté d'une dizaine de mètres, s'en sortant avec une fracture du bassin. "Un peu plus loin, j'aurais dégringolé de 30 ou 40 mètres, s'exclame-t-il dans un entretien accordé à Vélo Mag. Et je ne suis pas tombé trop mal non plus, le sol était très rocailleux mais je suis tombé au meilleur endroit possible. Au fait, savez-vous que j'ai atterri sur un faisan ? Je pense qu'il était déjà mort. La trace de son bec est encore visible sur mon épaule. C'est fou, hein ? Il faisait sombre, j'ai levé les yeux et j'espérais qu'on me trouve... On se sent totalement impuissant."

"Je ne sentais rien, mais je ne pouvais pas bouger"

Il se souvient d'un état "bizarre" une fois au sol : "Je ne sentais rien, mais je ne pouvais pas bouger. Vous savez donc que quelque chose ne va pas, mais vous ne savez pas encore quoi. Dès que les secours sont arrivés, ils ont immédiatement cherché à me retourner et me redresser. Quand ils m'ont retourné, j'ai ressenti une douleur extrême. Je leur ai demandé de prendre beaucoup de précautions, car la douleur me donnait la nausée. Là, j'ai réalisé que c'était sérieux."


Désormais âgé de 21 ans, Remco Evenepoel a profité de cette difficile période afin de beaucoup travailler au niveau mental : "Pour le même prix, je pourrais être invalide. Et ma convalescence n'a pas été si facile, vous vous mettez donc à gamberger (...) J'ai lu des ouvrages qui traitaient de la pleine conscience, le psychologue m'a beaucoup aidé. Vous apprenez à voir les choses différemment (...) Si je me sens moins bien, je l'accepte et j'espère être meilleur le lendemain. Je ne me fâche pas, je ne suis pas déçu. C'est la différence avec avant."

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