Dopage : L'Agence Britannique Antidopage prête à rattraper l'équipe Sky/Ineos ?

Dopage : L'Agence Britannique Antidopage prête à rattraper l'équipe Sky/Ineos ?©Media365

Mathieu WARNIER, publié le mercredi 30 octobre 2019 à 09h38

Revenu sur ses déclarations, l'ancien médecin de l'équipe Sky et de la Fédération Britannique de cyclisme a avoué avoir commandé des patchs de testostérone sans que cela soit pour un coureur. L'Agence Britannique Antidopage reste vigilante et pourrait relancer sa procédure contre la formation britannique.

C'est une affaire qui pourrait être relancée et bousculer le cyclisme britannique. En mai 2011, un paquet contenant pas moins de 30 sachets contenant des patchs de testostérone ont été livrés au vélodrome de Manchester, où sont situés autant le siège de la Fédération Britannique de cyclisme que celui de la formation professionnelle Sky, désormais connue sous le nom d'Ineos. Interrogé sur le sujet en février 2017, le médecin des deux institutions Richard Freeman avait affirmé devant l'Agence Britannique Antidopage (UKAD) que cela était liée à une erreur de livraison et qu'il n'était pas à l'origine de cette commande. Mais, deux ans et demi plus tard, le médecin est revenu sur ses déclarations, selon le quotidien britannique The Times. Selon son avocate Mary O'Rourke, Richard Freeman a admis devant le Conseil de l'ordre des médecins avoir « dit beaucoup de mensonges ».

La Sky/Ineos n'est pas tirée d'affaire

De plus, à la date du 24 septembre dernier, l'ancien médecin de l'équipe Sky a fait une nouvelle déposition où il affirme être à l'origine de cette commande mais il réfute l'idée même que cela soit lié à un quelconque protocole de dopage. En effet, Richard Freeman affirme que ces patchs de testostérone n'allaient pas être utilisés par les coureurs de la formation Sky, qu'ils étaient pour un membre du staff de l'équipe pour des raisons médicales. À la suite de cette déposition, selon le quotidien britannique The Times, le Conseil de l'ordre des médecins a lancé une expertise de la personne qui a utilisé ces patchs de testostérone dans le but de démontrer si elle n'en avait pas besoin. Une procédure à laquelle UKAD est vigilante car si l'expertise ne permet pas de valider la thèse de Richard Freeman, qui risque la radiation de l'ordre des médecins, la procédure disciplinaire qui a été clôturée pourrait être rouverte, la période de prescription ne se terminant qu'en mai 2021, soit dix ans après les faits.

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