Aurélie Sacchelli, Media365 : publié le mercredi 15 juillet 2026 à 14h46
Intégré à l'équipe de développement de Decathlon CMA CGM, Emilien Jacquelin va partir en stage avec les coureurs qui prendront part à la Vuelta. L'occasion pour le biathlète de savoir s'il peut poursuivre son projet multisports.
Alors que les biathlètes français ont entamé leur préparation en vue de la saison prochaine, qui débutera fin novembre, Emilien Jacquelin enchaîne quant à lui les kilomètres à vélo. Le biathlète de tout juste de 31 ans, grand amateur de cyclisme, s'est lancé un énorme défi en intégrant l'équipe de développement de Decathlon CMA CGM, sans pour autant abandonner le biathlon. Le double médaillé olympique de Milan-Cortina vient de terminer quatrième de sa première course, le Grand Prix des Avenières-Veyrins-Thuellin, sous les couleurs de son club formateur. Et il va prochainement partir en stage avec les coureurs de l'équipe français qui participeront à la Vuelta.
Jacquelin : "Je saurai après 5 ou 6 jours si ça va marcher"
Un sacré challenge, comme il le confie dans une interview au site de l'IBU (la Fédération internationale de biathlon). « J'ai un gros stage de trois semaines en altitude avec les jeunes et l'équipe de la Vuelta, donc ça va être très dur. Je suis concentré pour être au top de ma forme pendant ce stage. Je saurai après 5 ou 6 jours si ça va marcher. On m'a dit que ce n'était pas une question de résultats, mais de mes capacités et de ma façon de gérer la situation. Si tout se passe bien, l'histoire peut continuer. » Cela pourrait donc remettre en cause sa présence au coup d'envoi de la saison de Coupe du Monde de biathlon.
Jacquelin : "Je brûle plus de calories à vélo"
Victime d'une fracture de la clavicule en juin, Emilien Jacquelin est complètement guéri et se donne à fond à l'entraînement, lors de séances très dures, comme il le décrit auprès de l'IBU. « Mon travail consiste maintenant à rouler 5 heures à un rythme soutenu après 4 heures d'effort. En biathlon, j'ai 30 minutes d'échauffement, une heure et demie d'effort intense, je récupère et je rentre. C'est très différent. On peut être en forme, mais quand on rate une séance de tir, on dépense beaucoup d'énergie pour comprendre et s'améliorer. Il y a des aspects techniques en descente et dans le peloton, mais maintenant, tout repose sur mon rythme et ma puissance. C'est moins éprouvant mentalement que le tir. (...) Je pesais environ 80,5 kilos, mais maintenant j'en pèse 77,5. Je brûle plus de calories à vélo. En fin de compte, j'ai l'impression d'être en vacances, des vacances vraiment, vraiment difficiles. » Alors bonnes vacances Emilien !














