Déconfinement : Le vélo en plein boom

Déconfinement : Le vélo en plein boom©Media365
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Aurélie SACCHELLI : publié le vendredi 15 mai 2020 à 12h27

Afin d'éviter au maximum les transports en commun, de plus en plus de Français se sont mis au vélo depuis le début du confinement, grâce notamment aux mesures prises par le gouvernement, les villes et les entreprises.



Voilà un métier qui ne connait pas la crise en cette période difficile : réparateur de vélos ! Selon les chiffres du Parisien, déjà 4300 Franciliens sont allés faire réparer leur bicyclette depuis lundi, dont 500 dès le premier jour du déconfinement. Beaucoup de Français avaient rangé leur vélo au placard depuis la fin de la grève des transports de l'hiver, mais ils l'ont ressorti depuis lundi. En effet, afin d'éviter les transports en commun, de nombreux travailleurs ont décidé de se rendre au bureau à vélo, et de nombreuses mesures ont été prises en ce sens. Ainsi, le gouvernement a débloqué 20 millions d'euros pour encourager ces nouveaux cyclistes, et les villes. Un forfait de 50 euros pour faire réparer son vélo chez les réparateurs référencés sur le site de la Fédération française des usagers de la bicyclette a notamment été proposé, d'où l'affluence dans les ateliers depuis lundi. « Il pourrait y avoir une pénurie de réparateurs. On n'a pas une génération spontanée de réparateurs nés dans la nuit du 10 au 11 mai » ironisait toutefois Olivier Schneider, le président de cette Fédération, à l'AFP. Dans de nombreuses villes, comme à Montpellier, Rennes, Nantes ou Lille, des pistes cyclables temporaires ont été aménagées en urgence. Même si certains automobilistes regrettent qu'elles les privent d'une voie et que cela crée donc des bouchons... Dans le Grand Paris, ce sont déjà 30 kilomètres de pistes qui ont été réalisés et, à terme, 300km de pistes sécurisées sont prévues pour ce « RER vélo ».

Un "forfait mobilités durables" mise en place

Un « forfait mobilités durables » a également été lancé dans les entreprises du secteur privé. Ainsi, elles peuvent prendre en charge jusqu'à 400 euros des frais de déplacement de leurs salariés en vélo, en covoiturage ou encore en engins disponibles en free-floating, et ce forfait est exonéré d'impôt sur le revenu et de cotisations sociales jusqu'à 400 euros par an et par salarié. « Cet encouragement financier individuel peut être décisif au moment où nous développons des pistes cyclables ou des voies réservées au co-voiturage. J'appelle tous les employeurs à le mettre en place massivement et rapidement pour permettre à des millions de Français de franchir le pas vers des mobilités propres », rappelait la ministre des Transports Elisabeth Borne. Dans le Huffington Post, un responsable du magasin de sport Go Sport faisait savoir que l'enseigne avait vendu 300% de vélos supplémentaires pendant le confinement par rapport à la même période l'an passé. Reste désormais à savoir si cet engouement pour le vélo sera durable ou retombera au fur et à mesure de la diminution de la pandémie de coronavirus...

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