Deceuninck-Quick Step : Prudent, Julian Alaphilippe mesure ses ambitions pour 2020

Deceuninck-Quick Step : Prudent, Julian Alaphilippe mesure ses ambitions pour 2020©Media365

Mathieu WARNIER, publié le jeudi 27 février 2020 à 12h19

Après une saison 2019 où il aura brillé autant sur les classiques que sur le Tour de France, Julian Alaphilippe assure aborder 2020 avec des ambitions mesurées.

Julian Alaphilippe se veut prudent. Tête d'affiche du dernier Tour de France, avec le maillot jaune sur les épaules pendant quatorze jours, le coureur de la formation Deceuninck-Quick Step n'est pas prêt à crier sur tous les toits que remporter la Grande Boucle est un objectif dès cette année. Moins en réussite dans son début de saison sud-américain, le Français n'aura pas le même chemin d'ici le départ de Nice le 27 juin prochain et ne compte pas rééditer volontairement le même parcours cette année. « Ce que j'ai fait en 2019, ça va être très difficile de le reproduire cette année. Je ne vais pas dire que c'était de la chance, mais ma préparation et mes objectifs avant le Tour vont être différents, a confié Julian Alaphilippe dans un entretien accordé au quotidien La Provence. Et puis, on ne sait pas comment va se passer le Tour, il suffit d'un concours de circonstances... Je ne peux pas nier que j'aurai une plus grosse pancarte dans le dos désormais. Dans ma tête, mes objectifs sont clairs : une victoire d'étape serait déjà bien. »

Alaphilippe : « Revivre le même scénario, je n'y crois pas »

Alors qu'en 2019, il a axé son début de saison sur l'Italie avec des victoires sur les Strade Bianche puis Milan-Sanremo, Julian Alaphilippe aura un programme modifié en 2020 avec Paris-Nice, le Tour des Flandres puis les classiques ardennaises. Cette programmation modifiée ne permet pas au numéro 4 mondial d'avoir de trop grands espoirs pour le Tour de France, mis à part signer des coups sur un parcours très montagneux. « Ça paraît presque normal maintenant pour les gens mais c'est toujours difficile de gagner. Je n'ai jamais imaginé vivre ça avant le départ du Tour 2019, rappelle Julian Alaphilippe. Je serai prêt pour l'édition 2020, parce que c'est un objectif très important pour moi, mais revivre le même scénario, je n'y crois pas. Un jour peut-être, j'aurai des ambitions différentes. » Une ambition teintée de jaune pourrait ne pas cadrer avec la stratégie de son équipe actuelle, avec laquelle il est liée jusqu'à la fin de la saison 2021. « Être au départ du Tour avec l'ambition de le gagner, ça viendra peut-être, si un jour je me mets l'idée dans la tête, si mon équipe s'articule autour de cet objectif, ou si je change d'équipe, ça peut aussi être envisageable », assure le natif de Saint-Amand-Montrond.

Alaphilippe préfère viser les JO au lieu des Mondiaux

Au-delà du Tour de France, cette saison 2020 sera également marqué par deux événements majeurs que seront les Jeux Olympiques de Tokyo et les championnats du monde d'Aigle-Martigny. La course aux médailles olympiques, programmée le 25 juillet, soit seulement six jours après l'arrivée de la Grande Boucle, proposera un parcours difficile et, à l'entendre, ça plait beaucoup à Julian Alaphilippe, qui avait enchaîné Tour de France et victoire sur la Clasica San Sebastian une semaine plus tard en 2018. « Tout dépendra comment je vais finir le Tour de France. Les JO me correspondent mieux, c'est tout de suite à la sortie du Tour, assure le coureur de la formation Deceuninck-Quick Step. Si je finis frais et en bonne condition, ça peut être vraiment intéressant sur la lancée. » Quant aux Mondiaux, qui proposeront un parcours montagneux bien plus exigeant à la fin du mois de septembre, l'ambition pourrait être moins présente. « Le Mondial arrive plus tard, c'est plus dur, avec beaucoup de dénivelé, confirme Julian Alaphilippe. Ça pourrait plutôt correspondre aux grimpeurs comme Pinot ou Bardet. » 2020 restera une année charnière pour le numéro 1 français, durant laquelle il sera bien plus surveillé par ses rivaux.

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