Deceuninck-Quick Step : Le "très touchant" Alaphilippe

Deceuninck-Quick Step : Le "très touchant" Alaphilippe©Media365

Paul Rouget, Media365 : publié le mercredi 16 décembre 2020 à 14h18

Premier Français champion du monde depuis 1997, Julian Alaphilippe a ému Patrick Lefevere, patron de l'équipe Deceuninck-Quick Step. 

 

Le 27 septembre dernier sur le circuit d'Imola, Julian Alaphilippe devenait le premier cycliste français à être sacré champion du monde depuis Laurent Brochard en 1997. "Il portait le maillot de la sélection française mais c'est notre coureur et nous l'avons aidé à se développer depuis son arrivée chez les professionnels, a déclaré pour Le Soir Patrick Lefevere, patron de l'équipe Deceuninck-Quick Step où le Tricolore évolue depuis 2014. C'était très touchant de le voir en larmes, pas seulement pour moi mais pour tous les amateurs de cyclisme. Ces émotions rendent le sport plus beau et plus humain." Des larmes de joie avant d'autres, de souffrance, après sa terrible chute lors de sa première participation au Tour des Flandres. Et s'il en est sorti avec une double fracture de la main droite, le Berrichon garde surtout en mémoire ce sacre mondial qu'il désirait tant. 

"Le rêve d'une vie"

"J'avais un plan clair cette année, souligne-t-il sur le site de l'équipe belge. Les Mondiaux étaient mon principal objectif et c'est pour ça que ma préparation pour le Tour de France prenait aussi en compte ces championnats du monde. Quand j'ai vu qu'ils auraient lieu à Imola et pas en Suisse, j'étais surpris, mais j'ai compris la situation en espérant que le parcours serait toujours sélectif. Juste après le Tour, je suis allé en Italie, j'ai bien récupéré et j'ai repéré le parcours avec mes coéquipiers français. Après notre première sortie, je me suis dit que c'était maintenant ou jamais, que c'était ma chance pour remporter le maillot arc-en-ciel." Alaphilippe confie également avoir vécu une sensation "incroyable" en gagnant cette course "après plus de six heures d'effort et d'enfin réaliser ce rêve d'une vie, surtout face à des concurrents vraiment forts. Je l'avais déjà dit avant, le maillot arc-en-ciel est le plus beau dans le cyclisme, donc c'était très émouvant de savoir que j'allais le porter pendant un an, et c'est encore difficile de décrire ce que je ressens." Un maillot qu'il portera fièrement sur les routes cette année. 

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