Cyclisme - Tour Auvergne-Rhône-Alpes - Seixas : « Il va falloir durcir la course ! »

Cyclisme - Tour Auvergne-Rhône-Alpes - Seixas : « Il va falloir durcir la course ! »©Icon Sport, Media365
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Aurélien Canot, Media365, publié le vendredi 12 juin 2026 à 19h27

Pas très heureux en dépit du temps qu'il est parvenu à grappiller dans le final de ne pas avoir pu dire son mot lors de la 6e étape du Tour Auvergne-Rhône-Alpes vendredi, Paul Seixas assure qu'il ne se fera pas de nouveau surprendre samedi. Le prodige français entend contrôler les débats cette fois.

Soixante coureurs à l'avant, une journée de rêve pour Red Bull-Bora Hansgrohe et une place loin du vainqueur comme du nouveau leader pour la première d'une série de trois étapes en montagne. Paul Seixas (19 ans) n'a pas spécialement goûté le scénario de la 6e étape du Tour Auvergne-Rhône-Alpes, ce vendredi.

"L'échappée a mis un peu le bazar et on s'est tous fait un peu avoir", a reconnu après-coup le jeune leader de l'équipe Decathlon CMA CGM, qui s'est néanmoins consolé en reprenant du temps à ses rivaux dans le final, qui l'a vu montrer les muscles avec uniquement l'autre immense favori Isaac Del Toro pour lui tenir tête dans la dernière montée puis ensuite jusqu'à la ligne.

C'est d'ailleurs le seul aux dépens de qui le Lyonnais n'a pas signé une belle opération en dépit de cette journée loin d'être comme il avait pu l'imaginer. "A part Del Toro, j'ai repris du temps sur les favoris et c'est une bonne chose, car je ne savais pas si cela serait possible sur une ascension aussi courte."

Seixas : "Tuckwell ? Je ne le connais pas bien, mais ce n'est pas un leader"

Le vainqueur du dernier Tour du Pays Basque gardait néanmoins en travers de la gorge cette échappée, qu'il regrettait d'avoir laissé filer avec du recul, ne serait-ce que pour la prise de pouvoir de Luke Tuckwell, qu'il ne considère pas comme un réel danger pour autant. "Trois minutes sur lui, c'est un peu gênant. Je ne le connais pas bien, mais ce n'est pas un leader."

Refroidi par cette étape, le nouveau chouchou de tous les passionnés de vélo en France jure qu'il ne refera pas la même erreur samedi. "Je pense qu'il va falloir durcir la course, car quand on ne durcit pas, il y a des échappés et des mecs qui essaient de se glisser dedans. On va devoir contrôler." Ou au moins limiter la casse si son équipe se retrouve encore à rouler derrière des échappées.

Seixas tient d'ailleurs à tirer son chapeau à Daan Hoole et Stefan Bisseger. "A eux deux, ils ont maintenu l'échappée à portée. Ils ont fait un travail remarquable". Samedi, le vainqueur également cette saison de la Flèche Wallonne et de l'Ardèche Classic entend remettre les pendules à l'heure lui-même.

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