Cyclisme : Raymond Poulidor, éternel second mais champion des cœurs

Cyclisme : Raymond Poulidor, éternel second mais champion des cœurs©Media365
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David HERNANDEZ : publié le mercredi 13 novembre 2019 à 10h52

A 83 ans, Raymond Poulidor s'en est allé. Le cycliste français restera comme l'éternel second mais cette étiquette lui apportera la sympathie auprès de tous.



Jacques Anquetil l'avait prévenu : même au moment de rejoindre le paradis, Raymond Poulidor « devra encore se contenter de la deuxième place. » Trente-deux ans après son éternel rival, « Poupou » s'en est bien allé et va pouvoir revivre avec le Normand leurs incroyables combats. Des batailles dont Poulidor est souvent sorti perdant, au point de voir l'étiquette d'éternel second lui coller à la peau jusqu'à son lit de mort. Vainqueur de la Vuelta en 1964, Raymond Poulidor n'aura jamais réussi à gagner le Tour de France. Ce n'est pas faute d'avoir essayé durant ses 18 années professionnelles avec 8 podiums. Cette étiquette de « looser » l'a desservi mais lui a également permis de s'offrir un capital sympathie auprès du public français.

« Poupou » était le symbole de cette France provinciale, de cette image de la France qui perd mais avec les honneurs. Raymond Poulidor, c'est un peu l'idole de nos grands-parents et même à 83 ans, il était connu de tous. Ce n'est d'ailleurs pas pour rien que faire un « Poulidor » est entré dans le commun des Français et que la signification soit connue de tous. « Ce maillot jaune, clamait-il, si je l'avais porté, je ne serais pas Poulidor. Si j'avais gagné un Tour ou deux et si j'avais porté la précieuse tunique, je suis sûr que l'on ne parlerait plus de moi. » Figure incontournable du cyclisme français et mondial, Raymond Poulidor aura eu le malheur d'avoir eu comme adversaire Jacques Anquetil et Eddy Merkxx. Deux immenses champions qui n'auraient peut-être pas eu cet aura sans « Poupou ».

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