Cofidis : Touzé a craint le pire et pointe du doigt un matériel inadapté

Cofidis : Touzé a craint le pire et pointe du doigt un matériel inadapté

Mathieu Warnier, Media365, publié le mercredi 25 février 2026 à 16h10

Désormais rapatrié en Belgique après sa très grave chute sur le Tour d'Oman, Damien Touzé a confié que les conséquences de l'accident auraient pu être encore pires. Alors que le flou règne sur la suite de sa carrière, le coureur de l'équipe Cofidis a émis des critiques sur le matériel.

Damien Touzé est un miraculé. Le 10 février dernier, à l'occasion de la 4eme étape du Tour d'Oman, le coureur de l'équipe Cofidis a été victime d'une chute aux très lourdes conséquences. Sa formation a ensuite confirmé que le natif d'Iville souffrait d'une « perforation de l'intestin qui a nécessité une intervention chirurgicale d'urgence » mais également d'une « une déchirure de la rate ainsi qu'un polytraumatisme à la jambe ». Rapatrié en Belgique, le coureur de 29 ans a confié dans un entretien accordé au quotidien régional Ouest-France avoir songé au pire. « J'ai quand même pensé ne jamais rentrer chez moi », a-t-il ainsi lancé avant de confirmer que sa saison 2026 est d'ores-et-déjà terminée avec des doutes concernant la suite de sa carrière. « Pourrais-je refaire du sport à haut niveau ? Ça, on ne le sait pas encore », a admis Damien Touzé.

Touzé : « Ça roulait à 60km/h »

Revenant sur les circonstances de sa chute, le coureur de l'équipe Cofidis a confié qu'elle était intervenue au moment de boire. « J'ai ma roue avant qui a glissé sur une diode lumineuse, sur la bande blanche, a-t-il expliqué. Ma main a lâché le guidon, j'ai perdu l'équilibre et j'ai été projeté sur la barrière de sécurité. Et ça roulait à 60km/h. » S'il a « réussi à (se) relever » après l'accident, Damien Touzé a révélé avoir alors « le pied qui était à côté de (sa) cuisse ». Mais la blessure la plus grave était au niveau de l'estomac avec « tout de suite une douleur au ventre qui était vraiment intense » mais sans qu'il prenne tout de suite conscience de la gravité de son état. Ce qui a également concerné les médecins qui l'ont pris en charge à Mascate.

Touzé : « J'avais eu un début de péritonite »

« Au début, ils n'avaient pas vu que j'avais un trou à l'intestin, ce qui a qui a un aggravé mon état, a-t-il confié. Ils n'avaient pas refermé la ceinture abdominale, c'est comme si j'étais éventré. J'avais eu un début de péritonite, beaucoup de température, je suis resté plus de dix jours sans manger. » Auprès de la RTBF dans le cadre du podcast « On connaît nos Classiques », le Normand a mis sa chute sur le compte d'une plus grande nervosité au sein du peloton avec « les chutes augmentent dans ces courses-là ». Il regrette ainsi qu'il y ait « déjà eu sur chaque course au moins une grosse chute ». Faisant écho à la récente prise de position de Michael Matthews, Damien Touzé voit dans cette tension la conséquence de la chasse aux points UCI.

Touzé : « Ce sont des bouts de bois »

Elle pousse les équipes à aller chercher en permanence le meilleur résultat possible avec la perspective d'obtenir une licence World Tour pour le prochain cycle devant débuter en 2029. Mais le Tricolore y voit également le symptôme de l'évolution du matériel vers toujours plus de performance au détriment de la sécurité. « Les vélos, j'ai l'impression qu'ils ne sont plus adaptés à nous. Ce sont des bouts de bois, a-t-il affirmé. On peut rouler à 60km/h heure sur le plat facilement dans les roues. Donc le moindre choc que tu prends, c'est multiplié par 100 pour nous. » Alors que l'Union Cycliste Internationale (UCI) envisage la mise en place d'un système d'airbag avec le récent lancement d'un appel à projets, les blessures subies par Damien Touzé illustrent le danger auquel les coureurs doivent faire face.

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