Championnats du monde (H) : Les Bleus iront à Imola avec Alaphilippe qui ne sera pas le seul leader

Championnats du monde (H) : Les Bleus iront à Imola avec Alaphilippe qui ne sera pas le seul leader©Panoramic, Media365

Mathieu WARNIER, publié le dimanche 20 septembre 2020 à 16h48

Un an après l'échec du Yorkshire, Thomas Voeckler a annoncé sa sélection pour les Mondiaux d'Imola pour lesquels Julian Alaphilippe ne sera pas le seule leader des Bleus.

Thomas Voeckler a fait son choix. A une semaine de la course en ligne des championnats du monde de cyclisme sur route à Imola, le sélectionneur de l'équipe de France a réduit de treize à huit coureurs peu avant le départ de la dernière étape du Tour de France. Si, sans surprise, Julian Alaphilippe fera bien le déplacement en Emilie-Romagne, Thomas Voeckler a assuré au micro de France Télévisions que le coureur de l'équipe Deceuninck-Quick Step ne sera pas le seul leader des Bleus sur le parcours tracé autour de l'Autodromo Enzo e Dino Ferrari. « Ce n'est pas pour faire de l'intox mais Julian Alaphilippe sera le coureur protégé mais il ne sera pas le leader unique, assure l'ancien porteur du maillot jaune sur le Tour de France. On ne fera pas sept coureurs pour Julian parce que, ça, on ne peut le faire que lorsqu'on a un seul coureur capable de briller. » Aux côtés du vainqueur de la 2eme étape du Tour 2020, Thomas Voeckler a décidé de sélectionner Valentin Madouas et Guillaume Martin, onzième du classement général de la Grande Boucle, qui auront un rôle à jouer durant la course. « Il y a huit coureurs, une équipe articulée autour de Julian Alaphilippe même s'il y aura des lieutenants comme Valentin Madouas et Guillaume Martin, indispensables sur un tel parcours », ajoute le sélectionneur national.


Madouas et Martin, des lieutenants capables de briller

Un des grands absents de cette liste est Warren Barguil, une décision qui vient directement du coureur de la formation Arkéa-Samsic, qui a assuré à Thomas Voeckler ne pas se sentir suffisamment en forme pour les Mondiaux. « Warren Barguil, qui était pour moi indispensable, a eu l'honnêteté de me dire qu'il ne se sentait pas suffisamment en forme dans une semaine pour porter dignement le maillot de l'équipe de France », assure ce dernier. En lieu et place de l'ancien champion de France, plusieurs coureurs ayant été aux avant-postes sur le Tour auront un rôle à jouer au long des 258,2km au programme. « Quand on a des Valentin Madouas, des Guillaume Martin et des gars pour faire le job comme Nans Peters, Quentin Pacher ou encore Kenny Elissonde et Julien Bernard pour le premier tiers de course, Julian ne sera pas leader unique et ça ne sera pas lui rendre service que de le désigner comme leader unique », ajoute Thomas Voeckler qui ne voit pas sa formation comme favorite pour cette course en ligne. « On se présente comme une nation outsider et non pas favorite parce qu'il faut être objectif, martèle le sélectionneur des Bleus. Il y a actuellement plus fort que l'équipe de France sur un tel parcours. »


Alaphilippe : « Fatigué mais pas totalement épuisé »

Appelant ses coureurs à faire preuve d'« humilité et, surtout, ne pas s'enflammer » mettant en avant que « c'est un championnat, pas une étape de haute-montagne du Tour, c'est un championnat très difficile mais c'est une course d'un jour », Thomas Voeckler ne veut pas mettre tous ses œufs dans le même panier mais Julian Alaphilippe, pour sa part, est déjà tourné vers Imola. « C'est une belle équipe de France. Ça s'annonce très difficile sur un parcours exigeant, a confié le coureur de la formation Deceuninck-Quick Step au micro de France Télévisions. Il va falloir bien récupérer de ce Tour de France qui a été très éprouvant et, forcément, je suis très motivé. J'ai déjà la tête aux championnats du monde. » Mais, contrairement à ce qu'il a pu ressentir au sortir du Tour 2019, l'ancien porteur du maillot jaune assure être dans un meilleur état de forme. « C'est difficile d'en garder sous le pied. C'est le Tour de France, il faut tout donner, tous les jours. C'est difficile d'être sur la réserve mais j'ai vraiment la sensation d'avoir fini fatigué mais pas totalement épuisé comme l'année dernière, c'est ce que je voulais, ajoute Julian Alaphilippe. Après, ça ne voudra pas dire que tout va bien fonctionner mais, en tout cas, j'ai l'impression d'avoir fait le maximum. » Une équipe de France qui ne veut pas faire preuve d'ambition mais qui, au vu de sa composition, aura une carte à jouer.

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