BikeExchange : Le partenariat avec Premier Tech ne se matérialisera pas

BikeExchange : Le partenariat avec Premier Tech ne se matérialisera pas©Media365
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Mathieu WARNIER, Media365, publié le mardi 12 octobre 2021 à 18h52

Souhaitant rester impliquée dans le cyclisme après la fin de son partenariat avec Astana, la société canadienne Premier Tech a vu les négociations avec BikeExchange échouer.

Annoncé de longue date, le mariage n'aura finalement pas lieu. Partenaire de longue date de l'équipe Astana avant d'y associer son nom cette saison, la société canadienne Premier Tech a mis fin à sa collaboration avec la formation kazakhe. Souhaitant toujours être impliquée dans le cyclisme, la firme dirigée par Jean Bélanger est en discussions depuis plusieurs semaines avec la formation BikeExchange, qui est à la recherche de financement pour la saison 2022 après l'échec des discussions avec Manuela Foundation l'an passé. Dans le cadre de cet accord, Premier Tech serait venu avec Jakob Fuglsang et Hugo Houle. Toutefois, selon les informations du site anglophone Cyclingnews, les négociations ont échoué il y a peu en raison d'une exigence venant du côté canadien. En effet, au-delà du fait d'apposer son nom sur le maillot de l'équipe, Premier Tech comptait prendre une part du capital de l'équipe. Une demande à laquelle Gerry Ryan s'est finalement opposé, mettant un terme aux discussions.


Premier Tech, sauveteur de Qhubeka-NextHash ?

Face à cet échec, le patron de l'équipe BikeExchange aurait décidé de conserver son indépendance et de financer lui-même sa formation. A cette fin, il devrait pouvoir compter sur le renfort de la marque de cycles Giant, qui devrait remplacer dès 2022 la firme Bianchi. Toutefois, cela ne remet pas en cause l'ambition de Jean Bélanger d'avoir le nom de sa société accolé à une équipe cycliste en 2022. S'il assure qu'« environ quinze équipes » ont déjà pris contact avec lui, le nombre de candidats sérieux et en quête de financement est bien plus réduit. L'homme d'affaires canadien, prêt à mettre cinq millions d'euros sur la table, avait lui-même cité les noms des équipes Israel Start-Up Nation, Rally Cycling et Qhubeka-NextHash comme potentiels partenaires. Cette dernière semble la plus à même d'accéder aux demandes venant du Canada, sa survie n'étant pas assuré face aux paiements insuffisants de la société NextHash. Si un accord devait être trouvé avant la date limité fixée par l'UCI pour l'enregistrement des équipes, soit le 15 octobre prochain, cela permettrait à la seule équipe africaine dans l'élite du cyclisme mondial de survivre après avoir demandé à ses coureurs de chercher des solutions pour leur avenir.

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