Astana : La crise pourrait nuire à la survie de l'équipe selon Alexandre Vinokourov

Astana : La crise pourrait nuire à la survie de l'équipe selon Alexandre Vinokourov©Media365

Mathieu WARNIER, publié le lundi 11 mai 2020 à 12h40

Face à la crise sanitaire et économique, le cyclisme professionnel pourrait perdre plusieurs équipes et Alexandre Vinokourov, malgré les efforts de l'UCI, craint, pour la survie d'Astana.

A l'image de beaucoup d'autres sports, le cyclisme souffre de la crise sanitaire mais également économique. Patrick Lefévère s'est déjà fait écho de ces craintes liées au possible départ de partenaires, qui assurent l'essentiel du financement des équipes professionnelles. Dans un entretien accordé à Cyclism'Actu, Alexandre Vinokourov a confié avoir les mêmes inquiétudes malgré le soutien du Kazakhstan. « On a fait le maximum avec l'équipe et les sponsors. Au Kazakhstan, comme dans le monde entier, c'est compliqué, avec le pétrole, la monnaie, assure l'ancien coureur Il faut survivre cette année, et s'il n'y a pas de courses ce sera compliqué pour le cyclisme. » A la question de savoir si son équipe pourrait ne pas survivre à cette crise, la réponse est nette. « Je pense que oui, comme toutes les autres équipes, ajoute Alexandre Vinokourov. Les sponsors veulent avoir de la visibilité, et pour nous oui, s'il n'y a pas de courses, je pense que notre équipe disparaîtra l'année prochaine. »

Vinokourov salue les efforts de l'UCI

A l'arrêt depuis l'arrivée de Paris-Nice le 17 mars dernier, la saison 2020 devrait reprendre le 1er août prochain avec les Strade Bianche. Un calendrier que l'UCI a su mettre en place dans un temps record et avec comme phare le Tour de France en septembre prochain. Pour Alexandre Vinokourov, ce qui a été réalisé doit être salué. « Je pense que l'UCI a fait un miracle. Aujourd'hui, il fallait un calendrier et il y a eu un gros boulot du président de l'UCI et de toute l'équipe autour de lui, assure l'ancien champion olympique. Tous les grands événements comme les Jeux Olympiques ou l'Euro ont été annulés, et pour notre discipline c'est important de courir cette année pour survivre. Donc je pense que l'UCI a fait un bon travail avec ce calendrier, qui est bien sûr vraiment chargé, mais je comprends tous les organisateurs qui veulent faire leurs courses. » Un calendrier chamboulé qui va changer les habitudes mais, face à cela, Alexandre Vinokourov préfère y voir du positif. « Ça va faire bizarre d'avoir le Tour de France en septembre et les autres courses plus tard, mais pour les fans, c'est bien car ils pourront voir du cyclisme à la télé, car comme je l'ai dit tous les autres grands événements ont été reportés », assure le Kazakh dans cet entretien. Les équipes doivent maintenant espérer que la crise sanitaire permettra tout de même la tenue des courses, vitales pour leur survie.

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