Armstrong : " Les bénéfices de l'EPO étaient énormes "

Armstrong : " Les bénéfices de l'EPO étaient énormes "©Media365
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Marie Mahé, publié le lundi 25 mai 2020 à 13h20

Dans la première partie d'un documentaire qui lui était consacré, Lance Armstrong est revenu sur le système de dopage qui était le sien. L'Américain a notamment insisté sur les bénéfices apportés par l'EPO.

Son témoignage était certainement très attendu, même si peu de monde n'avait de doutes sur ce qu'il y allait en ressortir. Ce dimanche soir, la première partie du documentaire consacré à Lance Armstrong a été diffusée sur ESPN. Dans celui-ci, outre le témoignage du principal intéressé, certains de ses anciens coéquipiers ont été entendus, tels que George Hincapie, Tyler Hamilton ou bien encore David Zabriskie, pour ne citer qu'eux. Ces entretiens portaient principalement sur la question du dopage. Au sein du système Armstrong, un personnage majeur a été mis en avant, à savoir le très sulfureux docteur Michele Ferrari. « Tout ce que le Docteur Ferrari me disait, je le faisais. Au mot près [...] Je lui disais toujours que j'avais entendu que quelqu'un faisait ci ou ça, il me répondait alors que tout ce dont j'avais besoin, c'était des globules rouges. L'EPO s'est alors transformé en transfusion sanguine », a confié Lance Armstrong, qui a commencé à se doper à l'âge de 21 ans.

« L'EPO, c'était un autre niveau »

Durant toute l'interview, l'ancien cycliste s'est montré assez bavard concernant les méthodes utilisées pour tricher. D'ailleurs, c'est en 1993, soit l'année de son titre mondial acquis à Oslo, que le monde du cyclisme aurait alors basculé du côté de l'EPO : « En 1994 quand j'ai porté ce maillot de champion du monde, je me faisais botter le cul chaque jour, toute l'année. L'EPO, c'était un autre niveau, les bénéfices étaient énormes. Le sport est passé d'un dopage de faible niveau à ce dopage-là. » En 1996, Lance Armstrong s'est vu diagnostiquer un cancer des testicules.

« Était-ce difficile de prendre de l'EPO après avoir fait face à la mort ? Non »

Toutefois, cela ne lui a pourtant pas fait changer sa vision du dopage. Très sûr de lui, le Texan a d'ailleurs indiqué, à ce sujet : « Était-ce difficile de prendre de l'EPO après avoir fait face à la mort ? Non. » Mais est-ce que le dopage et son cancer étaient liés ? Armstrong a poursuivi : « Je n'a pas la réponse à cette question. Mais je ne veux pas dire non parce que je ne pense pas que ce soit la vérité. Je ne peux pas dire oui ou non avec certitude, mais je ne dirais sûrement pas non. La seule chose que je peux dire, c'est que c'est la seule fois que j'ai pris des hormones de croissance, c'était lors de la saison 1996. Je me dis que ces hormones de croissance ont peut-être fait grandir ce qu'il y avait de bien dans mon corps mais aussi ce qu'il y avait de mauvais. » La seconde partie du documentaire, diffusée dimanche prochain, se penchera sur la carrière et la vie de Lance Armstrong depuis sa retraite.

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