Yoka : "Une pesée comme ça, c'est la première fois que ça m'arrive"

Yoka : "Une pesée comme ça, c'est la première fois que ça m'arrive"©Media365
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Thomas Siniecki : publié le lundi 08 mars 2021 à 22h26

Le combat entre Tony Yoka et Joël Tambwe Djeko a pris de l'ampleur dès la veille de l'affiche, avec une pesée où le poids lourd belge a mis une gifle à son homologue français (avant de perdre le lendemain sur le ring).



Tony Yoka n'avait pas prévu l'épisode de la gifle lors de la pesée à la veille de son combat, remporté vendredi face à Joel Tambwe Djeko. "Les esprits se sont chauffés et c'est la première fois que ça m'arrive, je n'étais pas forcément préparé. A ce moment-là, je ne pense pas au combat, mais les gens nous séparent vite, on voit notamment mon frère... Et puis, ce n'est pas comme au football ou au basket, où il y a de petits échanges. Là, on sait qu'on va se taper dessus le lendemain, donc on prend rendez-vous." Une fois arrivé sur le ring, le champion olympique parle de "contentieux à régler" : "Je voulais vraiment lui montrer que c'était là. J'ai vu dans son regard que ce n'était plus le même. Je suis allé marcher sur tout le ring alors qu'il était recroquevillé dans son coin, pour lui montrer que c'était chez moi."

"Pas mal de gens ont voulu voir le combat après ça"

Ensuite, c'est l'adrénaline du combat qui permet alors de "passer à autre chose", comme il l'a encore expliqué à tête reposée sur beIN SPORTS : "La pression retombe pendant douze rounds. Avec les repos, ça fait 45 minutes, c'est long. On a le temps de penser différemment, on est fatigués, on prend des coups. Mais c'est la boxe, c'est comme ça. On doit se mettre des coups de poing, ça fait partie de notre histoire ! Il y a pas mal de gens qui, justement, ont voulu voir le combat après cette pesée."


Lancé dans cette longue quête vers une ceinture mondiale, Tony Yoka n'en estime pas moins que les JO resteront à tout jamais comme un accomplissement "plus difficile" : "Il faut déjà se qualifier, c'est tous les quatre ans seulement. Depuis l'après-guerre, il n'y a que Brahim Asloum et moi en médaillés d'or olympiques, alors qu'il y a eu pas mal de champions du monde. Les JO, il peut y en avoir trois au maximum dans une carrière. En étant champion olympique, en représentant son pays ainsi, j'ai accompli mon grand rêve."

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