Tony Yoka suspendu !

Tony Yoka suspendu !©Media365
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Marie Mahé, publié le mardi 06 mars 2018 à 18h34

Tony Yoka se retrouve une nouvelle fois sur le devant de le scène mais cette fois, pour de mauvaises raisons. Selon des informations de L'Equipe, le champion olympique des lourds a été suspendu un an avec sursis par la commission antidopage de la Fédération française de boxe, pour infraction à la réglementation antidopage. Des « manquements » et plus précisément des défauts de localisation sont reprochés au Français. Ce dernier en aurait commis trois, ce qui constitue donc, d'après les textes, une infraction.

Martin : « Il a fallu prendre des sanctions contre lui »

André Martin, le président de la Fédération française de boxe, n'a pas nié qu'il existait bel et bien une affaire Tony Yoka, selon des propos rapportés par L'Equipe : « L'AFLD a sollicité la Fédération parce que Yoka a oublié de se rendre à un rendez-vous antidopage. Il a fallu prendre des sanctions contre lui. C'est la commission antidopage, réunie le 12 décembre 2017, qui lui a collé un an avec sursis. Il n'est pas dopé, rien du tout. C'est tout simplement qu'il a oublié de se rendre aux rendez-vous des contrôles qu'il a eus. Nous, on dépend de l'AFLD, qui instruit les dossiers. Ils ont insisté auprès de nous, parce que Tony Yoka, à chaque fois qu'il était convoqué, il ne venait jamais. Alors, au bout de trois manquements, l'AFLD nous demande de le passer en commission de discipline antidopage. Ce sont ses avocats qui sont venus et il a eu un an avec sursis. Ils ont expliqué qu'il n'était pas là. C'est pas dramatique en soi. » Cette sanction a été confirmée par l'avocat de Tony Yoka, Arnaud Péricard : « Tony a pêché par manque de rigueur, il assume et depuis il s'est beaucoup mieux organisé. C'est un problème de forme et de procédure plus que de fond. A aucun moment, Tony Yoka n'a tenté de dissimuler une quelconque situation de dopage, c'est d'ailleurs ce qu'a reconnu et notifié la commission antidopage de la Fédération. »

Martin : « Au minimum, l'AFLD réclame deux ans »

Si pour le moment, le champion français n'a donc pris que du sursis, l'affaire pourrait ne pas en rester là. L'AFLD peut envisager de décider d'une sanction plus sévère, selon André Martin : « Au minimum, l'AFLD réclame deux ans. On n'a mis qu'un an parce qu'on estime que ce n'est pas un contrôle, mais un manquement à ses obligations. Il n'y a rien d'extraordinaire là-dedans. L'AFLD s'est saisie du dossier et elle se réserve le droit de décider, dans quelques mois, que la sanction d'un an avec sursis ne la satisfait pas et qu'il faut lui mettre deux ans. » Affaire à suivre donc. Tony Yoka, dont le dernier combat remonte au 16 décembre 2017 à la Seine Musicale face à Ali Baghouz, devait rencontrer son compatriote Cyril Léonet, le 7 avril prochain...

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