Poids lourds : Après un an sans combattre, Tony Yoka ne cache pas son impatience

Poids lourds : Après un an sans combattre, Tony Yoka ne cache pas son impatience©Media365
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Mathieu WARNIER, publié le samedi 13 juillet 2019 à 08h37

Après une suspension d'un an consécutive à trois contrôles antidopage manqués, Tony Yoka affronte ce samedi à Antibes Alexander Dimitrenko. Un combat pour lequel le champion olympique se montre impatient.

« La Conquête » va pouvoir reprendre. Lancée sur les chapeaux de roue à l'issue des Jeux Olympiques de Rio, la carrière professionnelle de Tony Yoka a connu un énorme coup d'arrêt en raison d'une suspension d'un an à la suite de trois contrôles antidopage manqués. Une période d'inactivité forcée, tout du moins au niveau des combats officiels, qui ne semble pas avoir trop frustré celui qui a remporté l'or olympique en super-lourds à Rio. « Ce n'est pas maintenant, alors que c'est terminé, que je vais l'être, confie le natif de Paris dans un long entretien accordé au quotidien Le Parisien. Il y a eu des mois compliqués, mais maintenant il n'y a que de l'excitation et de l'envie dans mon esprit. » Assurant être heureux de son retour en France pour prendre part à un combat, Tony Yoka n'hésite pas à préciser qu'il a « beaucoup, beaucoup » travaillé en vue de ce combat face à Alexander Dimitrenko, mieux classé que lui au niveau mondial et qui reste sur une défaite face à Andy Ruiz Jr, qui a récemment détrôné Anthony Joshua.


Yoka : « Je n'aurais pas tous les repères »

S'il n'a pas pu combattre, tout du moins en France, Tony Yoka ne semble pas s'être reposé sur ses lauriers durant cette année d'inactivité. « Il y a eu une époque au début où j'ai surtout essayé de soigner mes blessures, profiter de mon fils et ma famille. Je me suis alors remis au travail avec l'équipe olympique à l'INSEP avant de rejoindre les États-Unis, confie le boxeur au Parisien. Là-bas jusqu'en avril, on a beaucoup travaillé le physique et le fond technique. À partir d'avril, ça a été le camp d'entraînement en défiant pas mal de sparring-partners. Je me suis senti très bien à chaque occasion. Tout ce que j'ai fait jusqu'à présent dans le travail me pousse à penser que je suis dans le vrai. » Mais un an sans connaître le frisson du combat devant une salle pleine ne sera pas sans conséquences et Tony Yoka n'est pas décidé à le cacher. « Je n'ai pas boxé depuis un an. Je n'aurais donc pas tous les repères que j'aurais eus si j'avais continué, ajoute ce dernier. Mais la boxe reste la boxe et elle n'a pas changé en un an. Je ne vais pas me poser de questions et juste y aller. Je ne sais pas comment je vais aborder le combat, si je vais vouloir entrer direct dedans ou construire le combat plus tactiquement. » S'il assure se sentir meilleur qu'avant sa suspension, seul le verdict du ring parlera pour lui et Alexander Dimitrenko sera un adversaire d'un tout autre calibre que ceux qu'il a pu croiser depuis son passage chez les professionnels.

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