Lourds : Revers judiciaire pour Yoka

Lourds : Revers judiciaire pour Yoka©Media365

Aurélie SACCHELLI, publié le lundi 15 octobre 2018 à 18h59

Alors qu'il espère toujours que sa suspension d'un an pour infraction aux règles antidopage soit levée, le boxeur français champion olympique 2016 Tony Yoka (26 ans) a subi un revers judiciaire ce lundi devant le Conseil d'Etat.

Suspendu jusqu'en juin 2019 pour avoir manqué trois contrôles antidopage, le champion olympique des poids lourds Tony Yoka (26 ans) espère voir sa sanction être réduite en effectuant plusieurs recours juridiques. Mais le boxeur a subi un nouveau revers ce lundi. Alors qu'il avait déjà été débouté en août de son recours en différé, Yoka a vu le rapporteur public du Conseil d'Etat aller à son encontre. Selon l'AFP, « le rapporteur public a demandé au Conseil d'Etat, dont la décision est attendue dans une dizaine de jours, de ne pas transmettre au Conseil Constitutionnel les questions prioritaires de constitutionnalité (QPC) soumises par la défense du boxeur (...). Une transmission de leurs requêtes au Conseil Constitutionnel ouvrirait la voie à la levée provisoire de la suspension de Yoka, via une nouvelle saisine d'un juge des référés. » Si le Conseil d'Etat suit ce que recommande le rapporteur public, Yoka ne pourrait alors espérer qu'un jugement sur le fond...pas avant le début de l'année 2019.

L'avocat de Yoka aurait aimé du sursis


L'avocat de Tony Yoka a précisé, toujours auprès de l'AFP, que les questions prioritaires de constitutionnalité concernaient le temps pris par l'AFLD (Agence française de lutte contre le dopage) pour sanctionner un athlète « dans la mesure où la carrière d'un sportif est extrêmement brève », et le fait qu'aucune peine assortie d'un sursis ne soit prévue dans ce cas de trois manquements aux contrôle antidopage (« un sursis donnerait une seconde chance à de très jeunes personnes sans expérience administrative à qui on impose une vigilance 24 heures sur 24 »). Mais le rapporteur public n'a décelé « aucune différence de traitement entre les sportifs » et estimé que les sanctions prévues « respectaient une échelle qui est progressive et permet une modulation fine de la sanction ». Affaire à suivre...

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