Lourds : Deux rounds ont suffi à Yoka pour expédier Baghouz

Lourds : Deux rounds ont suffi à Yoka pour expédier Baghouz©Media365
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Aurélien CANOT, publié le samedi 16 décembre 2017 à 22h39

Tony Yoka n'a pas traîné. C'est le moins que l'on puisse dire. Pour se défaire de la très faible opposition constituée par le tout aussi modeste boxeur belge Ali Baghouz, samedi soir à la Scène Musicale de Boulogne-Billancourt, le champion olympique de Rio n'a eu besoin que de deux rounds (arrêt de l'arbitre).

Le temps pour Yoka d'envoyer quatre fois au tapis celui qui restait sur une défaite dès la première reprise, de ne recevoir que deux coups, de surcroît bien timides au contraire de la pluie de droites et de gauches qui s'est rapidement abattue sur ce Baghouz dont le niveau et le gabarit très limite devraient faire pas mal parler au lendemain de cet acte III de la Conquête qui a pris des allures de démonstration pour certains, quand d'autres parleront de mascarade ou de parodie d'adversaire pour Yoka. Néanmoins, on ne pourra pas reprocher au Parisien, entré sur le ring avec l'envie de montrer un visage beaucoup plus agressif que lors de son dernier combat, d'avoir mis son plan à la lettre, en se ruant d'entrée sur ce boxeur à l'embonpoint évident (1,88m, 108 kg) et qui rendait vingt centimètres au Français en taille, et presque autant en allonge. Compté sur la première vraie droite de Yoka, Baghouz, immédiatement marqué et pas loin de l'asphyxie dès les premiers échanges, mettait de nouveau le genou à terre quelques minutes plus tard. Sauvé par le gong, « le Sultan » savait en regagnant son coin que son sort était déjà réglé. La deuxième reprise à peine entamée que Baghouz goutait de nouveau au tapis sur une énième droite d'un Yoka invité à en finir par son coin et qui aura touché son adversaire à 18 reprises au total dans ce combat éclair. Le quatrième voyage au sol de celui qui avait passé le premier round à faire le moulin à vent (tous ses coups ont été donnés dans le vide pratiquement) était le bon. Sous le regard du médaillé d'or des JO 2016, presque étonné de voir le Belge ne pas lui poser davantage de problèmes, l'arbitre arrêtait ce combat qui n'en avait que le nom. « La dernière fois, je n'avais pas autant brillé que j'aurais voulu, donc j'avais à cœur de donner un beau spectacle ce soir. Il me manquait de l'agressivité et de l'envie sur mon dernier combat, là, je me suis lâché. J'avais envie de faire un beau combat aujourd'hui », lâchait le protégé de Cyril Hanouna au micro du speaker, qui manifestait presque aussi peu de résistance à lâcher son outil de travail au héros de la soirée que Baghouz à tenir debout sur ses jambes quelques instants plus tôt. Après une sortie très poussive face à Rice lors de sa sortie précédente, « L'Artiste » a remis les pendules à l'heure et termine invaincu sa première année en pro (trois combats, trois victoires). Et c'est bien là l'essentiel.

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