Duhaupas annonce la couleur avant d'affronter Yoka

Duhaupas annonce la couleur avant d'affronter Yoka©Media365
A lire aussi

Emmanuel LANGELLIER : publié le jeudi 24 septembre 2020 à 15h34

Le choc entre Tony Yoka et Johann Duhaupas, c'est pour vendredi. Avant le combat, le boxeur de 39 ans se livre dans L'Equipe, jeudi, et annonce la couleur. Il ne se gêne pas non plus pour tancer son jeune compatriote.



Johann Duhaupas va défier Tony Yoka, vendredi, dans un choc franco-français que tout le monde attend. A 39 ans, le boxeur picard ne garde pas sa langue dans la poche et annonce la couleur avant le combat. Celui qui disputera son 44e combat (38 victoires, 5 défaites) chez les professionnels estime qu'il a ce qu'il faut « dans les poings pour mettre K.-O n'importe qui ».

« J'ai cette volonté qui fait que je ne lâche rien. Une forme de rage. Et ce qu'on appelle du coeur. Mais je ne mise pas tout sur ça. J'ai beaucoup travaillé pour récupérer de la vitesse. En plus, j'ai ce qu'il faut de puissance dans les poings pour mettre K.-O. n'importe qui, sur un coup. Avancer, cadrer, étouffer l'adversaire, c'est le style que j'ai adopté face à Wilder. Mais je sais aussi varier : reculer, bloquer, esquiver, remiser », lâche dans L'Equipe Duhaupas qui relève que Yoka (7 victoires, aucune défaite) « a la jeunesse, la confiance, la vitesse. Il a gagné en puissance aussi. Et beaucoup de métier, car il boxe depuis qu'il a 5 ans ».

« Il y a un code d'honneur entre boxeurs. Si Tony l'ignore, il y a un problème »

Mais il ne se gêne pas pour tancer son jeune compatriote qui est persuadé d'avoir « craqué le code » de sa boxe. « Il sait tout, Tony. Il croit maîtriser la boxe sur le bout des doigts, il pense me connaître, explique le boxeur passé pro en 2004. Il est allé mettre les gants avec Joseph Parker ou Dominic Breazeale et ensuite va raconter qu'il les a dominés. Ces choses ne se disent pas. Il y a un code d'honneur entre boxeurs. Si Tony l'ignore, il y a un problème. En préparation, j'ai déjà amoché des champions mais on ne s'en vante pas. En plus, ça ne veut rien dire : le sparring, c'est fait pour bosser. En combat tout est différent ! Yoka a une très haute opinion de lui-même. Une arrogance qui peut s'avérer négative pour lui. J'ai vu des mecs arriver gonflés à bloc et s'éteindre au fil des rounds ».

« Plus le combat va durer, plus je gagnerai en confiance, c'est certain, ajoute Johann Duhaupas. Je veux marquer les esprits, montrer aux gens qui je suis. Je ne triche pas, je fais le max avec mes moyens. Contre Wilder, qui à l'époque démontait tous les mecs, j'ai été arrêté par l'arbitre (au 11e round) mais je n'aurais jamais abandonné. Après le combat, Wilder était plus amoché que moi. Il m'a même avoué qu'il avait failli jeter l'éponge au 6e round. » Après les paroles, place aux actes maintenant. Vivement vendredi.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.