Pro A : Avec Batum, Tony Parker continue d'avancer ses pions

Pro A : Avec Batum, Tony Parker continue d'avancer ses pions©Media365
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David HERNANDEZ, publié le jeudi 30 mars 2017 à 11h12

L'officialisation de l'arrivée de Nicolas Batum dans le capital de l'ASVEL offre au club villeurbannais une résonance non négligeable dans sa recherche de reconnaissance européenne. C'est surtout un pas de plus pour Tony Parker dans son plan d'action commencé en 2014.

Sur le terrain, l'ASVEL continue à tâtonner. Mercredi soir, la « Green Team » a dit adieu au Final Four de la Ligue des Champions en s'inclinant en Espagne contre Tenerife après avoir accroché le match nul à l'Astroballe il y a une semaine. Une petite déception pour un club qui vise à retrouver l'élite européenne du basket. Mais que ça ne tienne, le champion de Pro A a des rêves de grandeur et l'arrivée de Nicolas Batum rentre dans cette démarche. Non, l'ailier des Hornets ne vient pas renforcer le roster vert mais pour investir dans le club de Tony Parker. D'ailleurs, ce dernier n'a pas hésité à confier un poste à responsabilité et à risque à son ancien coéquipier en sélection : celui de directeur des opérations basket que ce soit à l'ASVEL, au Lyon Basket Féminin ou la Tony Parker Acadamy.  « C'est un rôle important, je le sais. Mais c'est aussi ça qui me plait. Ce n'est pas un projet, c'est trois projets en fait, c'est l'ensemble du basket », concède Batum dans L'Equipe.
Des investisseurs, pas des mécènes
Un rôle d'éducateur, de formateur pour celui qui a pris 5% des parts du club le plus titré de France. Car, si le nouveau patron des Bleus a injecté de l'argent pour rentrer dans le capital de l'ASVEL (950 000 euros selon L'Equipe), le but n'est pas de faire « comme le Qatar » assure son président, Tony Parker. A la tête du club villeurbannais depuis 2014, le meneur des Spurs a toujours gardé sa ligne de conduite, consistant de faire de cet achat un véritable business plan pour retrouver les sommets. Et il l'a rappelé dans le quotidien sportif jeudi. « C'est un business qui tient la route et l'argent de Nico va servir à investir dans l'Académie, améliorer la salle mais pas dans la masse salariale. » Construire par le bas pour arriver tout en haut voilà la stratégie du quadruple champion NBA. L'arrivée d'un nouveau grand nom dans l'organigramme du club va surtout permettre de peser de tout son poids au moment d'une possible intégration à l'Eurocoupe et l'Euroligue.
Un club historique pour une association historique
Car, c'est bien là le projet ultime des deux champions : retrouver les sommets européens comme le rappelle Batum. « On a envie de la réinstaller sur la carte de l'Europe. C'est le dernier club français à avoir joué un Final Four d'Euroligue, il y a vingt ans ». Une éternité... Si les performances sur le terrain (8eme de Pro A) rendent pour le moment cette intégration floue, le CV des deux joueurs NBA va clairement jouer au moment du choix des équipes et l'ASVEL se tient prêt. « On s'est dit que l'union faisait la force et que c'était mieux si on se mettait ensemble. De toute façon, il n'y aura pas 50 000 clubs français en Euroligue ! Il y en aura peut-être un ou deux alors autant essaye de faire ensemble un grand club français ». Sur le papier, cette association a tout pour faire rêver et on a vu avec Tony Parker que rien n'était laissé au hasard quand il s'agit de business.

 
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