Elite : L'ASVEL change complètement d'identité

Elite : L'ASVEL change complètement d'identité©Media365
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Sylvian Baudry, publié le mardi 11 septembre 2018 à 17h07

L'ASVEL a dévoilé ce mardi sa nouvelle identité. Un naming va être accolé au nom du club de Tony Parker, sponsorisé désormais par le groupe high-tech LDLC.

Depuis la reprise du club en 2014 par Tony Parker, l'ASVEL avait gardé sa couleur historique, à savoir le vert. Mais en ce 11 septembre 2018, tout va changer dans l'équipe de Villeurbanne, qui s'appellera désormais LDLC ASVEL. Le contrat de naming conclu avec le groupe de vente de produits high-tech en ligne ne se limite pas à un simple changement de nom : le logo et les couleurs ont également changé, pour passer au noir et blanc. Pour justifier ce choix, le propriétaire franco-américain a comparé sa position à celle des autres top clubs européens : « Depuis que j'ai repris le club en 2014, j'ai toujours parlé de l'Euroligue. Ça ne m'intéresse pas d'investir dans le basket en France si on ne joue pas au meilleur niveau européen, a lancé Tony Parker. Et si on regarde bien l'Euroligue, tous les clubs ont un naming, ou alors c'est un grand club de foot qui finance le basket, comme à Barcelone ou au Real Madrid. Donc si tu veux faire partie des meilleurs, je pense que c'était une étape importante. »

Parker : « L'année dernière, une saison plus que médiocre »


Éliminés en quarts de finale de playoffs la saison dernière, les coéquipiers de Charles Kahudi ont déçu, alors que beaucoup les voyaient parmi les favoris de Jeep Elite. « L'année dernière, c'était une saison plus que médiocre, mais ça n'empêche que le projet continue. Pour moi, ce sont deux choses séparées. Tu ne peux pas contrôler le sportif. Le recrutement, ce n'est pas une science exacte, rappelle 'TP'. On sait très bien qu'il y a des aléas dans une saison. Le projet, c'est le projet. Après si dans le sportif, ça gagne, bien sûr que ça aide. Quand on a gagné le titre (en 2016, ndlr), c'est vrai que ça accélère pas mal de choses. Il faut atteindre nos objectifs que sont l'Académie, la nouvelle salle et l'annonce qu'on a faite aujourd'hui. Après, le sportif, si ça peut suivre, ce sera un bonus. » Les pensionnaires de l'Astroballe ont signé un contrat très juteux de dix ans, qui serait, selon Gaëtan Müller, directeur général de l'ASVEL, « le plus gros de l'histoire du basket français et de très loin ». L'Equipe évoque un montant évolutif qui représente 8 à 9% du budget de l'équipe (qui est de 9 millions d'euros en 2018-2019, à titre d'exemple).

Zvezdan Mitrovic devra avoir des résultats


La désormais ex 'Green Team' va devoir faire mieux dès cette saison, puisque son principal actionnaire attend des résultats à moyen terme. Néanmoins, cette fois, l'ancien meneur des San Antonio Spurs ne s'avance pas trop : « Je ne sais pas à quoi m'attendre cette année. L'année dernière, on était tellement excités, avec le recrutement et tous les journalistes qui nous mettaient favoris, on était vraiment contents. Mais la mayonnaise n'a bien pris, regrette-t-il. Cette année, je suis un peu plus méfiant et je préfère ne pas trop me prononcer. Je dis : « On verra. » On a un nouveau coach (Zvezdan Mitrović), il connaît les objectifs, à lui maintenant de les atteindre, parce qu'il est dans un grand club, et il sait que les gens nous attendent. » Les supporters ne sont pas les seuls à attendre : « Ça fait deux ans qu'on n'a pas fait une finale, alors que les deux premières années on avait fait très très fort, donc j'espère qu'on va retrouver les finales. » Néanmoins, ces derniers vont devoir apprendre à aimer une ASVEL bien différente de celle qu'ils connaissaient.

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