NBA - New York Knicks : Six coachs pour une place

NBA - New York Knicks : Six coachs pour une place©Media365
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Matthieu Angosto, publié le mardi 17 avril 2018 à 14h29

Le poste d'entraîneur est vacant à New York, après le renvoi de Jeff Hornacek. En quête d'un remplaçant, les dirigeants des Knicks ne manquent pas d'option. Au moins six noms seraient envisagés.

A New York, la fièvre des phases finales ne s’est pas emparée du Madison Square Garden depuis cinq ans. Aux commandes de l’équipe depuis 2016, Jeff Hornacek a été prié de faire ses valises. L’ancien entraîneur des Phoenix Suns est le cinquième homme à être remercié par les dirigeants de la Big Apple, qui ont également changé de tête pensante. Exit Phil Jackson, dont certaines décisions ont plombé les finances de l’équipe, c’est Steve Mills qui a repris le contrôle. A moins d’un mois de la Lottery, qui déterminera l’ordre de passage à la prochaine Draft (le 22 juin), le temps ne presse pas encore pour les Knicks, mais plusieurs noms se dégagent comme des favoris pour prendre la succession d’Hornacek. Une liste de six noms, dont ne fait pas partie Jeff Van Gundy. L’homme qui a passé 12 saisons dans la franchise, dont 7 en tant qu’entraîneur principal, n’a plus coaché à ce niveau depuis 2007. Sous ses ordres, les Knicks ont atteint les playoffs six saisons de suite, et ont même joué les Finales NBA 1999 (défaite 4-1 contre les San Antonio Spurs). L’effectif s’appuyait à l’époque sur le pivot Patrick Ewing, et sur les ailiers Latrell Sprewell et Allan Houston. Malgré ce passé glorieux, Steve Mills et ses équipes ne feraient pas de Van Gundy une priorité.

Un quatuor de favorisA l’heure actuelle, les quatre favoris pour le poste de coach sont David Fizdale, Mark Jackson, Jerry Stackhouse et David Blatt. Le premier a été licencié au bout de 19 matchs de saison régulière, par les Memphis Grizzlies. Une équipe qu’il avait emmené en playoff la saison précédente, malgré un effectif miné par les blessures. Dans la ligue depuis 2003, d’abord comme assistant avant d’avoir sa chance dans le Tennessee, Fizdale est encore jeune (43 ans) et est l’un des coachs les plus prometteurs de la Ligue. Un rendez-vous avec Steve Mills a déjà été programmé, mais le manager général des Knicks n’est pas le seul sur le coup. En effet, Fizdale doit également rencontrer Ryan McDonough, le principal décisionnaire des Phoenix Suns. Une franchise qui présente un profil similaire aux New-yorkais, avec huit saisons sans playoffs et un effectif jeune et talentueux.

Mark Jackson, quant à lui, n’a passé que trois saisons sur un banc NBA, de 2011 à 2014. Mais à la tête des Golden State Warriors, il est celui qui a posé les fondations de l’armada qu’on connaît aujourd’hui. Très proche de ses hommes, il est connu pour être un entraîneur fédérateur, pour lequel les joueurs se donnent à fond. A New York, il retrouverait une situation similaire à celle de Golden State : un effectif prometteur, articulé autour d’une star en devenir (Kristaps Porzingis), mais qui n’a pas encore franchi le palier nécessaire pour atteindre les playoffs. Autre point intéressant : Jackson a débuté sa carrière de joueur NBA à New York. Il a ainsi porté les couleurs des Knicks de 1987 à 1992, puis à nouveau entre 2001 et 2002. Au total, Mark Jackson a disputé 500 matchs à Big Apple.

Bien moins expérimenté que Fizdale ou Jackson, Jerry Stackhouse est la troisième carte de Steve Mills. Egalement ancien joueur, capable de marquer près de 30 points par match (en 2001 avec Detroit), il a terminé sa carrière dans l’autre franchise new-yorkaise : les Nets de Brooklyn. Depuis, il s’est reconverti dans le coaching, avec succès, puisque les Raptors 905, la franchise de G-League affiliée aux Toronto Raptors, reste sur deux finales consécutives, dont un titre en 2017. Un tel succès avec un effectif jeune intéresse non seulement les Knicks, mais aussi deux autres franchises : les Charlotte Hornets et l’Orlando Magic. Passé par l’université de North Carolina, Stackhouse pourrait se montrer plus intéressé par les Hornets. La franchise est en effet possédée par Michael Jordan, et le manager général est Mitch Kupchak. Leur point commun ? Ils ont également fait leurs gammes sur le campus de Chapel Hill.

Enfin, le dernier nom chuchoté dans les rumeurs est celui de David Blatt. Coach légendaire en Europe, son expérience NBA à Cleveland s’est mal terminée. Après avoir emmené les Cavaliers en Finale NBA en 2015, celui qui officie cette saison à Darussafaka, en Turquie, a été limogé à la mi-saison 2016, alors qu’il affichait un bilan de 30 victoires pour 11 défaites. En coulisses, beaucoup avaient alors soupçonné LeBron James d’avoir été l’instigateur de ce renvoi, afin d’installer son ami Tyronn Lue, alors assistant de Blatt, à la place de ce dernier. Depuis, l’Américano-israélien est retourné en Europe, et a remporté l’Eurocoupe cette saison. Ancien sélectionneur de la Russie, il a également remporté l’Euro 2007. Il est l’un des deux seuls entraîneurs de l’histoire à compter dans son palmarès une Euroligue (2014), un EuroBasket (2007) et une médaille olympique (2012). Tout comme ses trois concurrents principaux, un rendez-vous entre Blatt et Steve Mills devrait avoir lieu cette semaine. Le technicien natif de Boston a déjà annoncé vouloir retenter sa chance dans la Grande Ligue.

Et deux outsidersEn plus des quatre noms ciblés par l’organigramme des Knicks, deux autres entraîneurs pourraient venir se mêler à la course. Le premier est Mike Woodson. Tout comme Jeff Van Gundy, il a déjà officié sur le banc du Madison Square Garden, de 2011 à 2014. Il est d’ailleurs le dernier coach des Knicks à avoir connu les playoffs. Depuis quatre ans, celui qui a également porté le maillot de Big Apple (1980-81) officie en tant qu’assistant de Doc Rivers aux Los Angeles Clippers. Avec 109 victoires en 188 matchs dirigés, le bilan de Woodson à New York parle pour lui. Et le natif d’Indianapolis a déclaré qu’il « aimerait revenir » à Gotham.

Autre technicien intéressé par le poste désormais vacant : Frank Vogel. Licencié par l’Orlando Magic après deux saisons compliquées (54 victoires, 110 défaites), le technicien garde une belle côte de popularité grâce à ses excellentes années à Indiana. En tant qu’entraîneur des Pacers, Vogel a mené son effectif en finale de conférence deux années de suite, causant de gros problèmes au Miami Heat de LeBron James. Ancien assistant coach, spécialiste de la défense, la vision du basket du natif de Wildwood Crest pourrait être très bénéfique pour les jeunes Knicks, dont les performances défensives ont été calamiteuses ces dernières saisons.

Si rien ne presse pour Steve Mills, une décision devrait normalement être prise avant la draft, prévue le 22 juin prochain. Avec un bilan de 29 victoires et 53 défaites, les Knicks possèdent 6% de chance de sélectionner dans les trois premiers, et devraient au minimum faire leur choix dans le top 10. L’ajout d’un nouveau jeune prometteur, qui viendrait se joindre à Kristaps Porzingis, Tim Hardaway Jr ou encore Frank Ntilikina, doit permettre aux pensionnaires du Madison Square Garden de retrouver de l’ambition. Après cinq saisons sans playoffs, les fans s’impatientent, et le futur entraîneur devra avoir les nerfs solides. La pression populaire pourrait devenir très forte en cas de nouvel exercice manqué.

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