NBA : Drake, fan n°1 des Raptors, exaspère les Bucks

NBA : Drake, fan n°1 des Raptors, exaspère les Bucks©Panoramic, Media365

Gabriel Vanhoutte, publié le jeudi 23 mai 2019 à 12h45

Toronto est revenu à deux victoires partout lors des deux dernières rencontres en date de la finale de la Conférence Est. Le tout sur son parquet et sous les yeux du plus grand fan des Raptors, le rappeur canadien Drake. Toutefois, l'attitude pour le moins provocatrice en bord de parquet de ce dernier exaspère les Bucks.

Les « Dinos » font du bruit sur le parquet, mais aussi en dehors. Lors des deux derniers matchs de la finale de la Conférence Ouest entre Toronto et Milwaukee, tous deux remportés par les Canadiens pour revenir à 2-2 dans la série, le rappeur canadien Drake s'est fait (encore) remarquer en bordure du parquet de la Scotiabank Arena. Cris lors des lancer-francs adverses, tentatives de déstabilisation envers Giannis Antetokounmpo, massages prodigués à l'entraîneur des Raptors Nick Nurse, l'artiste et ambassadeur de la franchise canadienne est devenu un acteur majeur de cette finale de conférence. Une attitude qui commence à sérieusement agacer les Bucks.


Mike Budenholzer : « Il n'y a pas de place pour les fans sur le parquet »

Premier à être exaspéré de la situation, Mike Budenholzer a manifesté son mécontentement, appelant à demi-mot la Ligue à agir. « Je ne connais aucune personne, à l'exception des joueurs et du coach, à avoir accès au parquet. Je ne sais pas s'il est souvent sur le terrain, mais vous semblez dire qu'il y est souvent. Il n'y a en aucun cas de la place pour les fans, ou ce que représente Drake aux Raptors, sur le parquet. Il y a des lignes et des limites sur le parquet. La Ligue est d'ordinaire assez claire sur les choses comme ça. » Entre les lignes, le coach des Bucks, qui devrait vraisemblablement être nommé coach de l'année, invite la NBA à prendre les choses en main.



Premier (véritable) acteur de la série visé par le rappeur canadien, Giannis Antetokounmpo n'a cessé de subir les moqueries et le « trashtalk » de Drake. Et si le Greek Freak reste concentré sur son objectif, son ancien agent Georgios Dimitropoulos est, lui, monté au créneau pour fustiger le comportement de Drizzy : « Imaginez que lors d'un concert, un athlète assis en sièges VIP, à côté du groupe, monte sur scène pour se montrer durant tout le show, sachant que les caméras sont braquées sur lui, et allant jusqu'à masser le chanteur. La sécurité le laisse faire, je n'ai jamais vu rien d'aussi irrespectueux sur un parquet. »

Les All-Stars ne sont pas que sur le parquet...

Pour autant, il n'est aucunement certain que la Ligue se décide à agir à l'encontre de « 6 God ». Car la NBA a toujours joué sur la mince frontière entre sport et « star-system », accueillant volontiers des fans célèbres et plus ou moins incisifs sur le bord des courts. En 1993, le réalisateur et inconditionnel des Knicks Spike Lee s'en était pris à Reggie Miller des Pacers, qui lui avait répondu en réalisant un 4eme quart-temps XXL et mimé un étranglement en direction du cinéaste. En octobre dernier, le chanteur des Red Hot Chili Peppers Anthony Kiedis avait été viré du parquet de ses Lakers pour avoir insulté l'arbitre violemment. Des actes qui ne déplaisent pas toujours à la Ligue, qui fait ainsi le buzz.



Dans le cas de Toronto, une franchise jeune, créée en 1995, les facéties de Drake permettent de mettre en lumière des Raptors au palmarès vide, et développer le dernier marché canadien de la Ligue. Reste toutefois à trouver la limite pour ne pas gêner le jeu. En attendant de savoir quelle sera la position de la NBA concernant Drake, qui avait déjà été rappelé à l'ordre par la Ligue l'an passé, Mike Budenholzer et les siens devraient pouvoir respirer, le match 5 ayant lieu vendredi à Milwaukee. A moins que Drake ne décide de s'inviter dans le Wisconsin...

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