Bilal Coulibaly fait le bilan de sa saison et rêve des JO

Aurélie Sacchelli, Media365, publié le mercredi 24 avril 2024 à 14h10

Invité de NBA Extra sur beIN Sports, l'ailier de Washington Bilal Coulibaly (19 ans) a fait le bilan de sa saison chez les Wizards, qui ont terminé avant-derniers de la Conférence Est. Le jeune Français, presque remis de sa fracture du poignet, espère désormais jouer les Jeux Olympiques.

Sa blessure au poignet

"DeMar DeRozan (qui l'a fait chuter, ce qui a provoqué une fracture, ndlr) s'est excusé, mais pas tout de suite après. Je lui en veux un peu. Ca va beaucoup mieux. J'ai retiré le plâtre il y a une semaine. J'en ai pour deux semaines de rééducation et après, normalement, je serai à 100%. Pendant cette période, j'ai beaucoup travaillé sur ma main gauche, j'ai énormément progressé."

Sa saison (8,4 points et 4,1 rebonds de moyenne en 27 minutes ; 63 matchs disputés dont 15 dans le cinq majeur)

"En tant que rookie, je me suis dit qu'il fallait que je me mette dedans défensivement en premier. Les coachs étaient contents. Au fur et à mesure, on m'a laissé un peu plus la balle, et j'ai pu montrer de quoi j'étais capable. (...) En début de saison, les dirigeants m'ont dit qu'on était dans un "rebuild" (reconstruction). C'est compliqué mais il faut en passer par là, comme Orlando ou OKC, qui sont maintenant en play-offs. Chaque chose en son temps. Chacun doit s'améliorer de son côté et ça va rendre l'équipe plus forte. Qui va rester la saison prochaine ? J'aimerais bien savoir. Le coach ? On ne sait pas encore s'il va rester."

Son adaptation

"Mes coéquipiers m'ont bien aidé. Au début, j'était un peu timide, réservé, c'est un peu ma personnalité. Mais ils m'ont directement mis dans le bain, ils sont venus me parler, on a fait des sorties. L'adaptation au monde américain a été plutôt rapide. Niveau basket, je redoutais un peu le physique des autres joueurs. Les gars sont vraiment costauds, là-bas. Mais j'ai toujours aidé quelqu'un de compétitif, donc que tu sois costaud ou pas, je vais toujours te rentrer dedans (sourire)."

Son modèle

"Je regardais énormément Anthony Edwards (l'arrière ou ailier de Minnesota, ndlr), même quand il était en high-school (lycée). La façon dont il est compétitif chaque soirée, c'est quelque chose que je regarde énormément. Il m'a impressionné quand j'ai joué contre lui. Il est très rapide, très explosif. Quand il va à gauche, c'est impressionnant. La facilité qu'il a à sauter immédiatement, sa prise d'appuis, c'est impressionnant."

Ses qualités défensives

"Chaque fois que je rentre sur le terrain, je me dis que personne ne doit marquer sur moi, c'est comme ça que j'arrive à faire le plus de stops possibles. Celui qui m'a fait le plus souffrir, c'est Brandon Ingram (l'ailier de New Orleans, ndlr). Il est grand, il est long. Au premier match, il m'a fait un peu de mal (40 points marqués, ndlr). Au deuxième, j'y suis allé en me disant "cette fois-ci, il ne va pas marquer, quitte à faire des fautes", et j'ai fait un match plutôt solide (18 points pour Ingram, ndlr)."

Le Rising Stars Challenge

"C'était beau. Je me rappelle quand je regardais, à l'époque, le match entre les étrangers et les Américains. J'ai fait de nouvelles rencontres, des bons gars. En plus, j'ai joué avec Victor (Wembanyama), les flash-backs sont revenus (sourire). C'était magique. En plus, on était coaché par Pau Gasol. C'était un des objectifs de ma saison. J'espère aller à San Francisco pour le Rising Stars l'année prochaine, voire mieux."

Les Jeux Olympiques

"J'espère vraiment être dans l'équipe, ce serait impressionnant. Je me rappelle quand je regardais les JO avec ma famille... Ce serait magique. J'ai vu Vincent (Collet) quand il a fait son tour aux Etats-Unis, on a disputé rapidement."

Vos réactions doivent respecter nos CGU.