Vincent Collet : " La défense va conditionner notre réussite "

Vincent Collet : " La défense va conditionner notre réussite "©Media365

Arthur Merle, publié le vendredi 25 août 2017 à 21h45

Face à la presse, le sélectionneur de l'équipe de France a fait un premier bilan de la préparation et s'est déjà tourné vers le premier match de l'EuroBasket 2017, avant même le dernier match de préparation en Allemagne.

Vincent Collet, comment avez-vous retrouvé les joueurs ce jeudi ?
Antoine (Diot) souffre d'une gêne au genou gauche. Des examens ont été pratiqués avant le retour mercredi soir et il y a eu une confirmation du diagnostic jeudi matin, à savoir une gêne qui nécessite encore quelques jours de repos sans remettre en cause sa participation à l'Euro. On pense qu'il devrait reprendre l'entraînement en début de semaine prochaine. En tout cas, il ne jouera pas dimanche à Berlin. Pour le reste, les troupes sont venues avec de l'envie et on a bien travaillé jeudi, les deux séances étaient intéressantes. On sait très bien que, maintenant, on va plus peaufiner les choses que réellement en faire de nouvelles mais jeudi matin, on a quand même vu des choses qu'on avait pas trop eu le temps de faire avant comme l'attaque sur les switchs, ou d'autres choses qu'il fallait avoir en magasin et qu'on n'avait pas eu le temps de mettre en place. Vendredi, nous avons fait une séance dédiée à la zone.

Quel bilan tirez-vous de la préparation ?
On s'est bien entraîné. On a compensé le manque de temps par rapport à des préparations classiques car les joueurs se sont vraiment engagés, ont été sérieux, concentrés. C'est vraiment le point positif. Ensuite, au niveau du contenu des matchs, on a alterné le bon et le moins bon. Et quelque part, c'est quelque chose qui est intéressant. Le tournoi de Toulouse a montré de réels progrès encourageants. Mais, encore une fois, il faut être très prudent par rapport aux évaluations qu'on fait de la préparation. La compétition, c'est autre chose. Malgré tout, je préfère qu'on ait affiché ce visage-là à Toulouse. Mais il n'y a jamais de garanties, on ne peut pas s'appuyer sur un tournoi de préparation. On verra déjà ce que l'on fera dans les matchs de groupes. Ce seront des matchs de compétitions avec ce qui suit. Dans les matchs de préparation, on n'a pas été toujours très gêné par les défenses adverses.

Qu'attendez-vous du dernier match de dimanche à Berlin ?
Je pense que cela va être intéressant. Lors des matchs à l'extérieur dans les préparations, on voit les écarts... On l'a bien vu contre la Lituanie. C'est pour ça que c'est bien de sortir un peu, de se mettre en danger. L'Allemagne a très peu joué avec ses joueurs majeurs en préparation. Dimanche, on s'attend à ce que tout le monde soit là et je considère que, dans ce cas-là, l'Allemagne est une bonne équipe. J'attends de la difficulté, je l'espère vraiment. Mais on ne décide jamais. J'en attendais plus à Toulouse, et hormis la première mi-temps contre les Italiens, c'était relativement plus simple que ce que j'avais pensé. En tout cas, il faut qu'on soit prêts pour un match difficile.

L'équipe de France partira-t-elle avec des ambitions ?
Oui, c'est aussi le point rassurant de cette préparation. Le comportement des joueurs montre qu'ils sont ambitieux. S'ils font autant d'efforts, qu'ils sont aussi investis et concentrés, c'est qu'ils sont portés par cette ambition. Il faut qu'on garde cela, en même temps que la volonté de faire les choses ensemble. Il faut attendre pour savoir si on va être capables de garder cet état d'esprit dans une compétition aussi relevée qu'un Euro. Le faire en préparation est nécessaire, mais on sait que la compétition, c'est autre chose. Ce qui nous anime en ce moment, et qui à mon sens est notre meilleur atout, il faudra le conserver même quand ce sera difficile en Finlande, et je l'espère plus tard en Turquie.

Pouvez-vous nous en dire plus sur cette équipe de Finlande ?
Elle est conforme à ce qu'on en connaît avec beaucoup de shooters. Même les joueurs intérieurs sont des shooters. Ils sont globalement tous capables de tirer. C'est une équipe qui joue très large, qui utilise beaucoup de surface de jeu. On s'attend au même basket et il faudra que l'on ait le même comportement que contre la Belgique, qui a un basket un peu similaire. Il faudra qu'on les pousse dans des un contre un les plus difficiles possibles. De l'autre côté, c'est une équipe qui déploie beaucoup d'agressivité et qui change beaucoup sur les écrans. Les switchs sont vraiment récurrents, beaucoup plus que la majorité des équipes. Et il y a également beaucoup de prises à deux dans ces cas-là. Il faut qu'on soit prêts à affronter ce style de défense.

Avec le retraite de Tony Parker, la question du leader de cette équipe revient souvent. En faut-il forcément un ?
Il faut plusieurs leaders. Même quand on avait Tony (Parker), on n'avait pas que lui comme leader. Mais il était charismatique donc vu de l'extérieur, il était logique qu'on pense qu'il était le seul. Aujourd'hui, je pense que c'est une opportunité de faire la même chose et on a la chance d'avoir plusieurs joueurs dans cette équipe capables d'endosser cette responsabilité. Il y a Nando (De Colo), Evan (Fournier), Thomas (Heurtel) et Boris (Diaw) bien entendu, qui ont cette capacité. Et j'ajouterais Joffrey Lauvergne. Je pense que les joueurs du cinq peuvent, à des moments différents, être des leaders. Avec la défense, c'est un autre point central de cet Euro. La capacité des uns et des autres à partager, tout en assumant, un rôle de leader. On l'a bien fait en préparation, c'est un motif de satisfaction. Lorsque cela va devenir important durant la compétition, il faudra avoir la même attitude. Et être conscients que c'est en étant ensemble que l'on fera de belles choses.

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