Bleues : Garnier revient sur son départ après un été intense

Bleues : Garnier revient sur son départ après un été intense©Media365

Guillaume MARION, Media365 : publié le vendredi 17 septembre 2021 à 21h45

Après huit ans à la tête de l'équipe de France féminine de basket, Valérie Garnier n'a pas été conservée. Pour L'Equipe, l'ancienne sélectionneuse des Bleues est revenue sur la fin de son mandat.



Malgré la belle médaille de bronze à Tokyo lors des Jeux Olympiques 2020, Valérie Garnier n'est plus la sélectionneuse des Bleues. En poste depuis huit ans, la native de Cholet a été remerciée, elle qui a notamment permis à l'équipe de France féminine de basket de remporter cinq médailles. « Ce qui m'a surprise, c'est ce temps qui s'est écoulé entre la fin des JO, le retour à la maison (10 août) et le débriefing le 1er septembre. (...) Je remercie la FFBB pour m'avoir fait confiance. Mais je suis déçue car il y avait Paris 2024 en ligne de mire. J'ai toujours dit que l'équipe de France n'appartient à personne ; l'important, c'est qu'elle continue à performer avec ce maintien constant au plus haut niveau. (...) Je pense que cette défaite en finale (de l'Euro 2021 contre la Serbie 63-54, ndlr) a été mal vécue. Chaque fois qu'on perd une finale, ça pèse lourd. Mon plus grand regret sera toujours de n'avoir jamais été championne d'Europe avec la sélection », a notamment expliqué l'ancienne joueuse de Mirande.

« Lors des JO, on a eu des hauts et des bas »

« Il y avait un sentiment que ça allait finir. Quand ça traîne comme ça, on imagine tous les scénarios possibles, on s'interroge forcément au lieu de profiter d'un été qui a été, somme toute, prolifique, avec deux campagnes en trois mois, d'où on a été la seule équipe à ramener deux médailles. On pouvait considérer que c'était plutôt réussi, a également confié Garnier, lors d'un entretien accordé à L'Equipe. (...) J'ai assez de bouteille pour savoir qu'on peut aimer son coach un jour, ne plus l'aimer le lendemain, le ré-aimer un autre jour, en fonction des aléas personnels, des ambitions. Lors des JO, on a eu des hauts et des bas. On démarre mal puis on retrouve des ressources face aux États-Unis (82-93), on fait un bon match pour sortir l'Espagne en quarts (67-64). On s'est écroulées face au Japon (71-87), mais on s'est quand même relevées juste derrière, pour faire une médaille, le deal qu'on s'était fixées. Je ne sais pas si le groupe était derrière moi, mais on a réussi à faire ça ensemble. Qu'on m'aime ou qu'on ne m'aime pas, ça m'est égal. On était en mission pour ramener une médaille, on l'a fait. »

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