Euroligue (F) : Lattes-Montpellier renonce à se rendre en Russie !

Euroligue (F) : Lattes-Montpellier renonce à se rendre en Russie !©Media365

Aurélien CANOT, publié le mardi 10 mars 2020 à 09h38

Lattes-Montpellier a annoncé qu'il ne ferait pas le déplacement en Russie pour des raisons sanitaires liées au coronavirus.

Lattes-Montpellier ne fera pas le déplacement en Russie. Mercredi après-midi, les Héraultaises auraient dû rencontrer Ekaterinbourg en quarts de finale aller de l'Euroligue. Dans un long communiqué publié mardi sur le site du club et intitulé « Le BLMA suit les préconisations du Gouvernement de ne pas voyager en Russie », le président du BLMA Franck Manna annonce que ses joueuses n'iront pas en Russie pour des raisons sanitaires liées au coronavirus. « L'Ambassade de France à Moscou a émis une alerte aux voyageurs en provenance de France à destination de la Russie les informant que le 5 mars 2020 la Ville de Moscou avait pris un arrêté visant à ce que les passagers en provenance de France, comme de certains autres pays touchés par le Coronavirus COVID-19, soit soumis à un isolement dès leur arrivée et ce, pendant quatorze jours, rappelle le dirigeant. A ce titre, de nombreuses délégations sportives, craignant que leurs athlètes, staff techniques et accompagnants ne soient ainsi placés à l'isolement sur le sol russe, ont renoncé à leur déplacement en Russie. La Fédération française de Judo a ainsi annulé son déplacement à Ekaterinbourg et le club de basket de Salamanque (Espagne) a renoncé à son déplacement à Koursk. A cette heure nous ne pouvons que prendre acte de la décision de Moscou et suivre à la lettre les recommandations de l'Ambassade de France à Moscou. Cela signifie un renoncement contraint, malgré nos ambitions sportives et la passion qui nous anime. »

Lattes-Montpellier éliminé sans jouer ?



Pour Franck Manna, il est notamment totalement impensable de de faire le voyage étant donné les risques de contamination sur place, et, plus encore, de se retrouver éventuellement en quarantaine en Russie pendant quatorze jours. « L'état de fait qui s'impose à nous constitue un cas de force majeure et il n'est pas envisageable que nous passions outre et prenions le risque de voir notre délégation, qui comporte une joueuse mineure, non seulement retenue en isolement mais encore trop exposée à des risques de contamination à ce virus méconnu. Nous avons, en effet, vis-à-vis de nos joueuses professionnelles, l'obligation de garantir leur sécurité et leur intégrité », poursuit le président du club héraultais, conscient qu'il se tire une balle dans le pied, même si, à ce jour, le sort du BLMA n'est pas encore connu. « Nous étudierons avec la Fédération Française de Basketball et la Fédération Internationale de Basketball les conséquences de cet état de fait qui s'impose malheureusement à BLMA et comptons, le cas échéant, sur la compréhension de nos bénévoles, partenaires, abonnés et fans », indique uniquement Manna. Toutefois, il y a fort à penser qu'il risque d'être pénalisé, pour ne pas dire éliminé sur le champ de la compétition dont il s'apprêtait à disputer les quarts de finale pour la première fois de son histoire (le match retour, sur le parquet des Gazelles, était prévu le 18 mars). Diandra Tchatchouang et ses coéquipières, éliminées sportivement après leur défaite dans l'Hérault contre Gérone, étaient finalement passées au rattrapage après que Sopron a refusé de se rendre à Ljubljana pour affronter les Italiennes de Schio, là aussi déjà en raison de l'épidémie de coronavirus. Qualifié sans jouer, Lattes-Montpellier pourrait quitter la compétition de la même façon. Curieux dénouement en perspective...

Vos réactions doivent respecter nos CGU.