Euro (F) : Après trois médailles d'argent, la France veut l'or

Euro (F) : Après trois médailles d'argent, la France veut l'or©Media365

Aurélie SACCHELLI, publié le mercredi 26 juin 2019 à 22h36

L'équipe de France féminine de basket débute ce jeudi son Euro en Lettonie et en Serbie par un match contre la République tchèque. Avec l'espoir, dans dix jours, de remporter enfin la médaille d'or après avoir décroché trois médailles d'argent d'affilée.

Depuis dix ans, chaque été d'année impaire, c'est le même refrain joyeux. L'équipe de France féminine de basket remporte une médaille à l'Euro ! Or en 2009, bronze en 2011, argent en 2013, 2015 et 2017. Le placard à breloques est bien rempli du côté de la Fédération française de basket, qui espère bien que la tradition sera perpétuée le 7 juillet à Belgrade (juste après la finale de la Coupe du Monde féminine de foot), avec une nouvelle finale pour les filles de Valérie Garnier, mais avec cette fois la médaille d'or autour du cou sur le podium.

D'abord assurer la qualification pour le TQO

Moins d'un an après avoir égalé leur meilleur résultat dans un Mondial depuis les années 1950 (5emes), les Bleues veulent poursuivre sur leur lancée. Avec d'abord un premier objectif : terminer dans le Top 6 afin de se qualifier pour le Tournoi de qualification olympique. Une mission qui semble à leur mesure, avec pour débuter un groupe composé de la République tchèque, du Monténégro et de la Suède, respectivement 13eme, dernier et absent du dernier Euro. Les Bleues, si elles finissent en tête, peuvent ensuite envisager un quart de finale contre la Hongrie ou la Russie si la logique est respectée, puis une demi-finale contre la Turquie. Les retrouver en finale une nouvelle fois semble donc tout à fait envisageable.

Tchatchouang et Ciak laissent la place aux jeunes

Mais rien ne s'annonce facile pour les Françaises, qui devront, si elles vont au bout, disputer six ou sept matchs en onze jours. Un vrai défi physique, alors qu'elles ne pourront pas compter sur deux de leurs piliers, Diandra Tchatchouang et Helena Ciak, blessées, et qui ont laissé la place à deux joueuses nées en 2001 (l'année du premier titre européen de la France) et filles d'anciens internationaux français, Marine Fauthoux et Iliana Rupert. Et la concurrence s'annonce redoutable, avec l'Espagne (malgré le forfait de la MVP de l'Euro 2017 Alba Torrens), tenante du titre, la Belgique, quatrième du dernier Mondial, et la Serbie, qui évoluera à domicile.

Johannès - Hartley, un duo prometteur

Victorieuse de quatre de ses six matchs de préparation, l'équipe de France de la nouvelle star Marine Johannès (24 ans) ne devra pas tarder à entrer dans son tournoi si elle veut terminer première et s'éviter un barrage crispant lundi prochain. Pour atteindre son rêve de troisième sacre européen, la France pourra également compter, pour la première fois, sur l'expérience d'une joueuse naturalisée. Née il y a 26 ans à New York, l'arrière de Fenerbahçe Bria Hartley (dont la grand-mère était française) a convaincu depuis ses débuts sous le maillot bleu en novembre dernier.C'est même elle qui a offert la victoire à la France dimanche dernier contre la Chine (73-70). Avec Johannès, sa future coéquipière cet été en WNBA à New York, elle devrait former un duo de choc pour conduire les Bleues vers une nouvelle finale. Et enfin transformer l'argent en or ?

Le groupe France pour l'Euro : Valériane Ayayi (Prague, 25 ans), Marième Badiane (Lyon-ASVEL, 24 ans), Ornella Bankole (Lattes-Montpellier, 21 ans), Alexia Chartereau (Bourges, 20 ans), Sara Chevaugeon (Charleville-Mézières, 26 ans), Olivia Epoupa (Besiktas, 25 ans), Marine Fauthoux (Tarbes, 18 ans), Sandrine Gruda (Schio, 32 ans), Bria Hartley (Fenerbahçe, 26 ans), Marine Johannès (24 ans, Bourges), Endy Miyem (Lattes-Montpellier, 31 ans), Iliana Rupert (17 ans)

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