Euro 2017 (H) / Boris Diaw : " Jouer un basket basé sur la vitesse "

Euro 2017 (H) / Boris Diaw : " Jouer un basket basé sur la vitesse "©Media365

Arthur Merle, publié le mardi 29 août 2017 à 21h34

Devant la presse, le capitaine Boris Diaw a notamment évoqué le jeu tricolore, alors que l'équipe de France fera son entrée en lice dans l'Euro jeudi.

Comment sentez-vous l'équipe de France?

Bien, on est montés en puissance, on a progressé de semaine en semaine. On sait que c'est un championnat d'Europe qui va être difficile, il va falloir très bien jouer pour arriver à la hauteur de nos ambitions.

En parlant d'ambition, est-ce que les forfaits changent le ranking de votre équipe sur la ligne de départ ?

Je ne sais pas où était le ranking, et je ne sais toujours pas où il est aujourd'hui. Ça ne change rien pour nous, on joue de la même façon, on a les mêmes ambitions, on se prépare de la même façon. Qu'il y ait des blessés ailleurs ou dans notre équipe, c'est pareil. Le but est d'être champion d'Europe. Vice-champion d'Europe c'est bien aussi, tout comme avoir une médaille de bronze... On a un peu oublié qu'il y a dix ans de cela, on n'avait pas eu de médaille de bronze durant les cinquante années précédentes et que ce n'est pas une mince affaire que de gagner une médaille. Ça nous a souri sur les dernières années mais ça reste quelque chose d'extrêmement difficile avec beaucoup de concurrence, beaucoup d'équipes qui peuvent prétendre à une médaille.

Sans Tony Parker, vous avez des solutions ?

Oui, la solution c'est de jouer au basket sans lui, avec tous les autres joueurs qui sont là, et de bien jouer. Il y a des joueurs qui jouent toute l'année sans Tony et qui apportent à l'équipe de France aujourd'hui.

Etes-vous plus vigilant sur les petits détails, dans votre rôle de grand frère, depuis que Tony Parker n'est plus là ?

Pas plus qu'avant. Je suis toujours dans mon rôle de capitaine, à faire en sorte que tout se passe bien, sur et en dehors du terrain. Après, sur le terrain, on voit que plusieurs joueurs prennent des responsabilités, qu'ils ont un rôle de leader, et qu'on les entend peut être plus à l'entrainement qu'auparavant. C'est normal, ils ont pris en expérience depuis plusieurs années.

Quelles sont les équipes qui vous font peur ?

Il y a beaucoup d'équipes qui sont au très haut niveau, qui peuvent prétendre à nous battre et à gagner. On en a joué plusieurs. La Croatie joue très bien, la Lituanie aussi, tout comme la Grèce, l'Espagne, la Russie. Donc il n'y a personne en particulier, mais beaucoup d'équipes.

L'équipe de France a été impressionnante offensivement. Est-ce la plus forte, dans ce domaine, que vous avez connu depuis que vous êtes international ?

J'ai vraiment beaucoup de mal à comparer les générations. Il y a des choses qui étaient bien, d'autres qui étaient moins bien. Je ne pense pas qu'on soit parfaits. Défensivement, il y a des choses à améliorer même si nous avons eu de très bons passages défensifs. Mais j'ai vraiment du mal à comparer.

L'une des inquiétudes concernait le manque de taille à l'intérieur, avec l'absence de Rudy Gobert et le forfait de Moustapha Fall. Etes-vous rassurés sur ce point ?

On sait qu'on doit jouer un basket un petit peu différent, pas basé sur la taille mais plutôt sur la vitesse, l'explosivité des joueurs intérieurs qu'on a. On va être bien plus petits que certaines équipes, et on doit pouvoir être plus rapides qu'eux. C'est ce qu'on tâche de faire depuis le début de cette préparation. On est donc rassurés dans le sens où on peut jouer ce type de basket.

 

On a beaucoup parlé de la défense avant cette compétition...

Oui, bien sûr, mais on doit être performant sur la défense et l'attaque pour pouvoir gagner des matchs. La défense doit être plus collective, on ne peut pas se baser sur un joueur intérieur qui va servir de tour de contrôle et défendre la raquette à tout prix. Du coup, on doit vraiment être très précis sur notre défense. Il y a une progression naturelle depuis le début de la préparation. Au début on ne connaît pas forcément les systèmes, certains joueurs ne se connaissent pas. On a bien travaillé depuis le début pour améliorer cette cohésion.

Vincent Collet avait trouvé Vincent Poirier un peu en retrait durant les premiers jours. Comment ça se passe pour lui ?

Sur les premiers entraînements et les premiers matchs, il était effectivement peut être un peu en retrait. Depuis, il a tiré son épingle du jeu, il a trouvé sa place dans l'équipe, dans le collectif offensif. C'est quelqu'un qui va nous servir, qui est utile et qui fait de bonnes choses. Je le conseille comme tout le monde, mais s'il n'en a pas plus besoin qu'un autre. Il est très à l'écoute et a une très bonne envie de progresser, une très bonne mentalité.

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