Coupe du Monde : Les réactions des Français

Coupe du Monde : Les réactions des Français©Media365

Nicolas Kohlhuber, publié le samedi 07 septembre 2019 à 22h12

Retrouvez les réactions du sélectionneur Vincent Collet ainsi que de Nicolas Batum, Vincent Poirier et Rudy Gobert après la nouvelle victoire des Bleus, samedi face à la Lituanie, synonyme de qualification pour les quarts de finale. Batum estime que c'est dans ce genre de succès que se bâtissent les équipes. Vincent Poirier, lui, rappelle que le chemin est encore long.

DE NOTRE ENVOYE SPECIAL A NANKIN

Vincent Collet (sélectionneur)
On est content d'être déjà qualifiés. Une défaite aurait bien compliqué les choses. On a notre destin dans nos mains. Si on a le bonheur de battre l'Australie, ça sera la Grèce ou la République tchèque, qui est pour l'instant en tête de liste. D'abord, il faut battre l'Australie, un autre gros match. Aujourd'hui (samedi), on a fait plus qu'une bonne entame, on a fait une bonne première période, juste entachée de quelques fautes un peu naïves en fin de deuxième quart-temps qui ont permis à la Lituanie de rester avec un écart limité à la pause alors que l'on pouvait avoir quinze points d'avance. On mettait des gros shoots et eux des lancers-francs. On est bien repartis, mais on a senti qu'ils ont durci et même pourri le jeu (sic), et comme souvent dans ces situations-là, on a été sanctionnés. Mais on ne s'est pas désunis jusqu'à la fin du troisième. Ensuite ça a été plus dur. Ils ont trouvé des solutions et on a raté des tirs que l'on ne ratait pas avant. On a réussi à conserver le gain du match grâce aux actions de classes individuelles de Nando et Evan. C'est justifié à mon sens. On aurait pu le faire plus tôt sans ce shoot incroyable, où si l'on intercepte un des derniers ballons que l'on touche. La polémique Rudy Gobert ? Je suis très mal placé pour être scandalisé. Je veux pas envenimer la situation, mais il faut regarder l'ensemble du match. Ce n'est pas une situation qui fait le match. Sur l'ensemble du match, ils n'ont pas à se plaindre. Quand je vois un joueur comme Evan Fournier qui va aussi fort au panier qu'en première mi-temps et qu'il a zéro lancers à la mi-temps... Ca me paraît tout a fait impossible. Je n'ai pas revu le match mais je suis presque certain qu'une fois ou deux, il y a and one. C'est le sens du basket. Je suis très content de l'état d'esprit et des fondations, mais ce n'est pas suffisant pour aller là où on veut aller. On a vu qu'on était en difficulté en deuxième mi-temps dans certaines circonstances. On doit continuer à avancer. Je sens une vraie volonté. L'écoute est très bonne et on sent une envie partagée par tout le monde. On doit continuer en sachant que le prochain match est toujours le plus dur. Ce sera le cas lundi contre l'Australie.

Nicolas Batum
On est là où on voulait aller, pas là où l'on veut arriver. C'était un gros match. La Lituanie, c'est toujours spécial de jouer contre eux, c'est une grosse équipe. Une équipe qui aurait mérité de passer. On a montré quelque chose de grand. On a fait un bon match dans l'ensemble, ils ont été bons et il y a eu un match serré. Nos deux leaders, Nando (De Colo) et Evan (Fournier) ont mis de gros paniers en fin de match. En défense, on n'a pas paniqué. C'est une victoire intéressante. Ils sont passés devant (en fin de match), mais on n'a pas paniqué. C'est une victoire à douze. Une mi-temps de l'adversaire à 36 points, je prend. Cela veut dire que l'on a fait de bonnes choses en défense. On les a maintenus. On avait deux cibles offensives Grigoris et Sabonis et ça a marché. Ils n'ont pas forcément impacté le match, c'est ce que l'on voulait. Le collectif était là pour y arriver. On a essayé de respecter le plan et les matchs comme ça, ce n'est pas toujours tactique. C'est à celui qui en veut le plus. Les deux équipes en voulaient, mais on a eu le petit truc en plus ce soir (samedi). Ca construit une équipe et des belles choses pour la suite. On montre un visage que l'on n'a pas encore montré. La défense n'a pas bougé, même quand une équipe qui frôlait la mort (sic) est passée devant en fin de match. Tout le monde a fait le boulot. Même dans les moments difficiles, sans paniquer on garde une lucidité qui est très bonne pour la suite.Il faut continuer à progresser, on a encore fait quelques erreurs. Au rebond notamment, où on a été bon en première période mais moins bon en deuxième. Encore une fois, on a fait un bon départ, mais on a donné trop de fautes dans le deuxième quart-temps et grâce à ça, ils sont restés dans le match. C'était un match sale (sic), mais ça se justifiait par l'enjeu. On a fait les stops qu'il fallait. Une hiérarchie est mise en place, chacun à son rôle. On sait qu'à la fin du match avant, on avait Tony (Parker). Maintenant, on a Nando et Evan. Ils peuvent faire des choses différentes avec le même résultats. Ils ont fait ce qu'il fallait quand il fallait, ils ont pris les choses en main et les bonnes décisions. C'est très bien, on a besoin de ça pour la suite. Personnellement, j'étais plus en jambes, plus impliqué. Je dois faire pas mal de chose et être un peu partout. L'arbitrage ? Ce n'est pas évident d'arbitrer un match comme ça, ils (les arbitres) ont fait le boulot, ce n'était pas évident. Ca se rentre dedans, ça cherche les ballons, ça défend dur, ça conteste tout. Il y a des fautes, mais elles ne peuvent pas tous êtres sifflées.

Poirier : « Le parcours est encore long »

Vincent Poirier
On a su résister et mettre les paniers importants à la fin pour gagner le match. On a fait les bonnes rotations aux bons moments, ce qui a permis à tout le monde de terminer le match. C'était payant car les changements ont à chaque fois apporté un plus. Ca fait partie du jeu, on sait que sur certains matchs, on aura des joueurs en difficulté et il faudra que les joueurs sur le banc soient prêts à prendre la suite. Il ne faut pas se réjouir trop vite, il y a encore un long parcours. On a fait une étape et on est satisfait on va dire. Comme contre l'Allemagne, ça a été une fin de match serrée qu'on a su gérer, en restant sérieux avec de bons stops et de bonnes défenses. Il faut se servir de ce match pour les prochains, où rien ne sera facile. La défense ? On sait que derrière on a les joueurs pour faire le taf, on a su être intelligent, comme Rudy (Gobert), qui est resté à quatre fautes.

Rudy Gobert 
On a su faire les bonnes actions aux bons moments, malgré tout ce qui s'est passé : les coups de sifflets, les pertes de balles, les mauvais shoots... Dans la dernière minute, on a su faire ce qu'il fallait.

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