Coupe du Monde (H) : Pourquoi les Bleus vont le faire

Coupe du Monde (H) : Pourquoi les Bleus vont le faire©Media365
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Nicolas Kohlhuber, publié le mercredi 11 septembre 2019 à 07h05

La France est face à l'un des plus grands défis de son histoire ce mercredi à Dongguan. La bande à Vincent Collet affronte les Etats-Unis et doit l'emporter pour rejoindre le dernier carré de la Coupe du Monde. Un scénario pas aussi impossible qu'il n'y paraît. Voici cinq raisons d'y croire.



DE NOTRE ENVOYE SPECIAL A NANKIN

L'équipe de France a confirmé son statut de favori lors du deuxième tour

La France n'a peut-être pas terminé le deuxième tour en tête de son groupe mais elle a fait étalage de sa force. Au cours de deux matchs très serrés face à des équipes redoutables, les Bleus ont brillé. Défensivement d'abord contre la Lituanie mais aussi offensivement avec 98 points marqués à l'Australie. Nando De Colo et Evan Fournier ont prouvé qu'ils étaient les nouveaux leaders de ce groupe France et les jeunes joueurs ont encore progressé pour se mettre au niveau. Sur la durée, cette équipe a prouvé qu'elle a un énorme potentiel. Dans les moments chauds, elle a montré qu'elle a aussi un gros cœur. En mettant tous les ingrédients positifs aperçus depuis le début du rendez-vous chinois et en apprenant des quelques erreurs commises face à l'Australie, la France a les armes pour battre n'importe quelle équipe.

Des joueurs revanchards après la défaite contre l'Australie

Contre l'Australie, la France n'est pas passée loin de l'emporter. Sur un ou deux détails, les Bleus ont craqué face à l'un des grands favoris de la compétition. Mais pendant 40 minutes, Rudy Gobert & co ont joué les yeux dans les yeux avec les Boomers. Ils ont même dominé, et auraient peut-être mérité de gagner. Chose qui aurait pu arriver sur la dernière possession à 4,4 secondes du buzzer. De quoi être encore plus frustré. De quoi être encore plus revanchard. Vincent Collet a prévenu. Il ne voulait pas que son vestiaire baisse la tête à la fin de la rencontre. Et les joueurs qui se sont exprimés en zone mixte ont tenu le même discours. La France veut se racheter et elle a, face aux Américains, une merveilleuse occasion de le faire.

Bien plus qu'un match

La France ne joue pas uniquement un quart de finale de Coupe du Monde. Elle joue une partie de son avenir olympique ce mercredi. Afin de se qualifier directement pour les Jeux Olympiques de Tokyo, l'objectif annoncé par Vincent Collet au début de la préparation, les Bleus doivent faire partie du Top 2 européen. L'Espagne a déjà son billet pour les demi-finales mais la Serbie est tombée. La République tchèque est loin d'être favorite dans son quart face à l'Australie. Une victoire mercredi pourrait donc être synonyme de qualification olympique sans passer par un TQO piégeux au mois de juin.

La France a toujours su se sublimer dans les grands rendez-vous

La France a parfois déçu en passant à côté de son sujet face à des équipes considérées comme plus faibles, mais elle a toujours su hausser son niveau quand la mission semblait impossible. Si la victoire contre l'Espagne en demi-finale de l'Euro 2013 a marqué les esprits, notamment à cause du scénario renversant de la rencontre, le succès contre la même équipe ibérique un an plus tard au Mondial est encore plus mémorable. Sans Tony Parker ou Nando De Colo, les Bleus sont allés battre les coéquipiers de Pau Gasol, chez eux. Un succès qui avait ouvert la voie à la première médaille mondiale de l'histoire du basket français. De quoi laisser aux Français un bon souvenir du dernier quart de finale de Coupe du Monde disputé.

La plus faible équipe américaine

Si la France peut avoir confiance en s'avançant avec ses forces face aux Américains, c'est parce que Team USA arrive avec son lot de faiblesses. Depuis que les joueurs NBA participent aux compétitions internationales, jamais les Américains ont eu un effectif aussi peu séduisant. Attention, il ne compte que des joueurs de la Grande Ligue et même deux All Star, mais pas les premiers choix. Les forfaits ont été nombreux durant l'été. Et aujourd'hui, Donovan Mitchell ou Kemba Walker sont les stars d'un effectif qui était d'abord construit autour d'Anthony Davis et James Harden. Pas la même histoire. D'autant plus que l'été américain a été loin d'être parfait. En préparation, les hommes de Gregg Popovich ont perdu face à l'Australie, une première défaite depuis la Coupe du Monde 2006. Au premier tour de la Coupe du Monde, les partenaires de Jayson Tatum ont frôlé la correctionnelle face à la Turquie, en s'imposant uniquement après prolongation (93-92 ap). Enfin, lors du dernier match du deuxième tour, le Brésil, qui a pourtant fini quatrième du groupe K, a longtemps tenu tête aux Américains (89-73). S'il y a une année pour les battre, c'est bien cette année.  Aux Bleus de saisir cette opportunité.

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