GP d'Australie : Des oiseaux et un wallaby traversent le circuit, les pilotes montent au créneau

GP d'Australie : Des oiseaux et un wallaby traversent le circuit, les pilotes montent au créneau©panoramic, Media365
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Guillaume Issner, Media365, publié le samedi 15 octobre 2022 à 11h50

Après l'introduction d'un wallaby et d'oiseaux sur le tracé du circuit de Phillip Island, les pilotes s'inquiètent pour leur sécurité dans le cadre du GP d'Australie.


Le GP d'Australie, se tenant sur le circuit de Phillip Island sur l'île du même nom, défraye la chronique depuis les premiers tours de piste des pilotes moto de différentes catégories. La raison  : le tracé, implanté au milieu de la faune, a vu plusieurs invités inattendus donner des sueurs froides aux protagonistes. Lors de la première séance d'essais libres de Moto GP vendredi, Aleix Espargaro, en course pour le titre mondial, a frôlé un wallaby qui a traversé le circuit au même moment tandis que l'apparition d'oiseaux sur l'asphalte a entrainé un drapeau rouge lors de la séance de qualifications de Moto2. Ces risques, bien connus dans cet endroit où Andrea Iannone avait percuté une mouette en 2015, ont amené la direction de course à organiser une réunion de sécurité avec les pilotes.

Aleix Espargaro est furieux

Les protagonistes rejettent la faute sur l'organisation, à l'image d'Alex Rins, jugeant que les clôtures qui séparent le circuit de la faune sont trop basses. « Nous avons déjà parlé hier (vendredi) à la commission de sécurité qu'ils doivent améliorer les clôtures parce que si nous frappons un wallaby, cela pourrait être dangereux pour l'animal et aussi pour nous. Je regarde cette barrière sur la ligne droite et elle n'est pas si haute », rapporte le pilote Suzuki pour Autosport. Aleix Espargaro, plus remonté après avoir failli percuter de plein fouet un wallaby, emploie des mots plus lourds. « Pour moi, c'est inacceptable, c'était très dangereux. Nous allons voir s'ils peuvent s'améliorer. Nous leur avons demandé de fermer un peu mieux la piste. Pour les oiseaux, vous ne pouvez rien faire mais les wallabies ne peuvent pas arriver. Si hier je percutais ce wallaby, je faisais une grosse, grosse, grosse chute à 220 km/h », gronde celui qui s'élancera en quatrième position dimanche en course.

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