Renault : Les usines resteront fermées jusqu'à la fin du mois de mai

Renault : Les usines resteront fermées jusqu'à la fin du mois de mai©Panoramic, Media365
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Mathieu WARNIER, publié le samedi 11 avril 2020 à 15h30

Face à l'incertitude quant à la reprise des Grands Prix et au contexte économique difficile, l'écurie Renault a décidé de fermer ses usines jusqu'à la fin du mois de mai.

Alors que le monde du sport est à l'arrêt, la Formule 1 est également dans le flou. Alors que la FIA a déjà pris plusieurs mesures fortes pour limiter l'impact économique de la crise sanitaire liée au Covid-19, dont le report à 2022 au minimum de la nouvelle réglementation mais également la fermeture des usines pour les écuries et les motoristes pour cinq semaines sur les mois de mars, avril et mai, il n'y aura pas de Grand Prix avant, au mieux, la manche française prévue le 28 juin prochain. Face à ces circonstances exceptionnelles et à l'incertitude économique, l'écurie Renault a annoncé ce vendredi un ensemble de mesures qui touchent tant le site moteur de Viry-Châtillon que l'usine châssis d'Enstone. L'écurie Renault sera à l'arrêt au moins jusqu'au 3 mai afin de respecter la réglementation mise en place par la FIA. A cela s'ajoute, pour la partie française de l'écurie, un passage au chômage partiel dès le 6 avril dernier et pour une durée de douze semaines qui « pourra être soit réduite soit prolongée en fonction de l'évolution de la situation ».


Renault veut protéger son équipe et ses employés

Concernant la partie britannique, Renault a décidé de tirer parti des mesures mises en place par le gouvernement local et, ainsi, « la très grande majorité des personnels d'Enstone est donc en arrêt total d'activité et ce jusqu'au 31 mai en fonction de l'évolution de la situation », avec une réduction de salaire pour l'ensemble des salariés. « Les conditions très difficiles que nous traversons sur le plan humain et sanitaire et le strict respect des consignes de confinement en France et en Angleterre, ainsi que dans la majeure partie des pays organisateurs de Grand Prix, ne permettent pas encore de mesurer l'impact sur notre discipline, assure le directeur de l'écurie Cyril Abiteboul dans un communiqué. Il est donc indispensable d'avoir recours à toutes les mesures qui s'offrent à nous afin de traverser au mieux cette période prolongée d'incertitude et d'inactivité tout en préservant l'ensemble de notre équipe, que nous avons construite au cours des quatre dernières années. » Des mesures qui se rapprochent de celles prises par d'autres écuries telles McLaren ou encore Williams, dans lesquelles les pilotes ont consenti à une baisse de salaire.

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