Renault : L'arrivée d'Alonso pourrait poser problème selon Zecchi

Renault : L'arrivée d'Alonso pourrait poser problème selon Zecchi©Media365

Mathieu WARNIER : publié le samedi 30 mai 2020 à 19h40

Ancien patron de l'écurie Ferrari, Marco Andrea Zecchi s'est récemment confié sur la rumeur menant Fernando Alonso chez Renault. Pour l'Italien, cette signature pourrait être un cadeau empoisonné pour la marque française.



Déjà en difficulté avant la crise sanitaire, le Groupe Renault a confirmé le lancement d'un vaste plan d'économies comprenant le départ de plusieurs milliers d'employés dans les années à venir. Mais, en parallèle, l'engagement de la marque en Formule 1 a été confirmé et, à la suite du départ annoncé de Daniel Ricciardo, le nom de Fernando Alonso revient souvent du côté de Viry-Châtillon et d'Enstone. Ancien patron de la Scuderia Ferrari, Marco Andrea Zecchi assure que cette signature, dans le contexte actuel, pourrait nuire à la « marque au losange ». « Si vous licenciez des gens et que vous dépensez beaucoup d'argent pour Alonso, vous risquez de provoquer une révolution, assure l'Italien. Les actionnaires et les syndicats peuvent facilement stopper la production à l'usine, ils peuvent demander pourquoi l'entreprise licencie des travailleurs. »

Renault aura tout intérêt à bien présenter Alonso

Alors qu'Esteban Ocon est assuré de poursuivre chez Renault au-delà de 2021, le nom du futur coéquipier du Français fait beaucoup parler. Si la rumeur Fernando Alonso se confirme, la manière de présenter ce recrutement jouera beaucoup dans son acceptation selon Marco Andrea Zecchi : « Si, pendant la réunion de la direction, Renault présente son plan d'économie en insistant sur la volonté du groupe de relancer et promouvoir la marque, de produire des modèles électriques et le besoin d'avoir un nouvel ambassadeur en la personne d'Alonso, ce sera peut-être plus facile à expliquer ». La saison 2020, qui devrait débuter en juillet en Autriche, sera un autre argument de poids si Renault relève la tête. « Malheureusement, les résultats ne sont pas en leur faveur. De bons résultats pourraient aider mais ce n'est pas le cas, tempère l'Italien. C'est pourquoi ça devient difficile de demander aux actionnaires de dépenser entre 100 et 300 millions d'euros pour finalement lutter contre McLaren et Haas. Personne ne sait comment sera la voiture cette saison, c'est un point d'interrogation. » Un investissement qui s'apprête à baisser de manière drastique avec les règles financières validées par la FIA alors que l'arrivée de Fernando Alonso pourrait être subventionnée par Liberty Media, alléchée par un potentiel retour du double champion du monde.

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