GP de Turquie : Pirelli piégé par la rénovation de la piste d'Istanbul

GP de Turquie : Pirelli piégé par la rénovation de la piste d'Istanbul©Panoramic, Media365
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Mathieu WARNIER : publié le vendredi 13 novembre 2020 à 20h10

Alors que la première séance d'essais libres du Grand Prix de Turquie a été marquée par des monoplaces ayant tendance à glisser sur l'asphalte neuf de l'Istanbul Park, le patron de Pirelli a confié que ses équipes n'avaient pas été informées des travaux effectués.



La Formule 1 a eu des airs d'« Holiday on Ice » ce vendredi matin. En effet, à l'occasion de la première séance d'essais libres du Grand Prix de Turquie, les pilotes ont multiplié les glissades et autres têtes-à-queue durant les 90 minutes de roulage. La faute en revient à une piste dont l'asphalte a été renouvelé deux semaines auparavant et qui a même été lavée quelques heures avant l'ouverture de la ligne des stands. Neuf ans après la dernière course disputée sur le circuit de la lointaine banlieue stambouliote, Pirelli a fait un choix assez conservateur, apportant ses produits les plus durs, en se référant aux caractéristiques de la précédente itération du circuit, bien différente du nouvel enrobé déposé il y a peu. « Nous avons choisi les pneus avant de savoir qu'ils allaient refaire la surface de la piste, a pesté Mario Isola, patron de la compétition chez Pirelli, au micro de F1TV. Ils l'ont fait très tard. Nous avions déjà produit les pneus. »

Isola : « Ce (vendredi) matin, on a vu pas mal de rallye »

Assurant que les employés de la marque italienne travaillant dans l'usine d'Izmit a pu mesurer tardivement l'abrasivité du nouveau tarmac, ce dernier a confirmé que le choix n'était pas forcément le plus pertinent. « C'était immédiatement clair que les caractéristiques du nouvel asphalte étaient très différentes de ce que nous attendions, mais nous n'avions pas le temps de réagir », a ajouté Mario Isola. Alors que l'asphalte déposé récemment est défini comme moins agressif que le précédent, le patron de la compétition chez Pirelli a ajouté que les facteurs tels que la température de la piste, l'humidité résiduelle issue du lavage effectué avant la séance ainsi que la volonté des pilotes de se débarrasser d'un train de pneus durs en début de week-end ont pu influer sur le comportement difficile à lire des monoplaces en pistes. « C'est pareil pour tous les pilotes. Ce sera amusant de voir comment ils peuvent s'adapter à la situation. Ce (vendredi) matin, on a vu pas mal de rallye, ce n'est pas mal pour le spectacle, a ajouté le technicien italien. Si des pilotes m'écoutent, ils vont sûrement me tuer après cette interview ! Mais c'est marrant. » Une situation incongrue qui est venue marquer le retour de la Turquie au championnat pour la première fois depuis 2011.

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