GP de Toscane : La victoire pour Lewis Hamilton, premier podium pour Alexander Albon

GP de Toscane : La victoire pour Lewis Hamilton, premier podium pour Alexander Albon©Panoramic, Media365

Mathieu WARNIER, publié le dimanche 13 septembre 2020 à 17h35

A l'issue d'une course émaillée d'incidents, Lewis Hamilton a remporté le premier GP de Toscane disputé au Mugello devant Valtteri Bottas et Alexander Albon, qui signe son premier podium devant Daniel Ricciardo.



Pour une première, le circuit du Mugello a vécu une course absolument folle ! Encore plus chaotique que le Grand Prix d'Italie qui a vu Pierre Gasly s'imposer dimanche dernier à Monza, le Grand Prix de Toscane a proposé un scenario digne d'un thriller avec Lewis Hamilton qui s'est imposé après deux interventions de la voiture de sécurité et, surtout, deux interruptions de la course par le drapeau rouge. Sans toutes ces péripéties, peut-être que le sextuple champion du monde n'aurait pas signé une 90eme victoire en Formule 1, revenant à une seule longueur du record détenu par Michael Schumacher. Car le Britannique a totalement manqué son départ, laissant à Valtteri Bottas les commandes dès le premier virage avant... le chaos ! Alors que Max Verstappen, handicapé par un moteur défaillant qui n'a pas pu être totalement réparé sur la grille de départ, a reculé dans la hiérarchie, le Néerlandais a ensuite été harponné au troisième virage par l'Alfa Romeo Racing de Kimi Räikkönen. Un accrochage dont l'origine vient d'un sandwich où Pierre Gasly a servi de tranche de jambon entre l'Italien et Romain Grosjean. Le résultat a été l'abandon simultané du pilote Red Bull Racing et de celui de l'écurie AlphaTauri.

Une première relance absolument chaotique

Après six tours derrière la voiture de sécurité, Valtteri Bottas a ralenti le peloton jusqu'au dernier moment pour éviter de donner trop d'aspiration à Lewis Hamilton. Le résultat a été un carambolage impliquant Nicholas Latifi, Kevin Magnussen, Antonio Giovinazzi et Carlos Sainz Jr et provoquant la sortie du drapeau rouge afin de nettoyer la piste du Mugello. Un accident qui a été évité de manière miraculeuse par Romain Grosjean, qui n'a pas caché sa colère à la radio. Après une longue interruption, qui a vu Esteban Ocon abandonner en raison d'une surchauffe dangereuse de ses freins arrières, la direction de course a ordonné une relance de la course par un départ arrêté. A ce moment, seules les Mercedes ont fait le pari de mettre des gommes medium contre des tendres à quasiment tout le monde. Cela n'a pas empêché les Flèches d'Argent de réussir leur départ avec Lewis Hamilton qui a immédiatement repris le commandement à son coéquipier pour ne plus le lâcher jusqu'à l'arrivée. Troisième lors de la relance, Charles Leclerc a fait illusion huit tours avant de perdre le rythme en raison de gommes trop usées. La course s'est alors calmée jusqu'au 33eme tour quand, invoquant de trop graves vibrations avec ses pneus usés, Valtteri Bottas s'est arrêté le premier dans l'espoir de profiter de ses gommes fraîches pour revenir sur Lewis Hamilton, en vain. Dans le même temps, au volant d'une Renault retrouvée, Daniel Ricciardo a pu croire à un premier podium pour la marque française depuis son retour.


Hamilton s'est joué de tout, Renault manque le podium de peu

Ce Grand Prix de Toscane a une nouvelle fois basculé dans l'irrationnel quand, au 43eme tour, Lance Stroll a subi une crevaison à pleine vitesse dans la deuxième courbe d'Arrabbiata, ce qui a violemment envoyé la Racing Point du Canadien dans le mur de pneus. Face au temps nécessaire pour dégager l'épave de la monoplace et remettre en étant les protections, la direction de course a une nouvelle fois sorti le drapeau rouge. Une deuxième interruption qui est une première depuis le Grand Prix du Brésil 2016. Là encore, la direction de course a opté pour un départ arrêté et, une deuxième fois, Valtteri Bottas a perdu une position dans la manœuvre, étant doublé par un opportuniste Daniel Ricciardo. Mais l'Australien n'a pu résister à la Mercedes qu'un tour avant de céder face à Alexander Albon à neuf tours de l'arrivée. En effet, alors que les Flèches d'Argent ont une nouvelle fois excellé avec la victoire de Lewis Hamilton devant Valtteri Bottas, le Thaïlandais a répondu de la meilleure des manières aux critiques dont il a pu faire l'objet tout au long de la semaine en signant son premier podium en F1 avec à peine plus de deux secondes d'avance sur Daniel Ricciardo.


Un 1000eme Grand Prix peu glorieux pour Ferrari

Au volant de la seule Racing Point survivante dans cette course où, très rapidement, l'essentiel était bien de finir, Sergio Pérez a apporté de précieux points à l'écurie qu'il va quitter à l'issue de la saison. Il a ainsi résisté à la charge de Lando Norris dans les derniers tours alors que Daniil Kvyat a pris la septième place devant Charles Leclerc. Le Monégasque a fait tout ce qu'il a pu au volant d'une SF1000 pataude et très dure sur ses gommes pour finir à la huitième place au bénéfice d'une pénalité de cinq secondes pour Kimi Räikkönen, coupable d'avoir mordu sur la ligne blanche à la sortie de la ligne des stands. Le 1000eme Grand Prix de la Scuderia Ferrari voit toutefois les deux pilotes de l'écurie italienne finir dans les points, Sebastian Vettel ayant pu résister à George Russell pour la dixième place. Le Britannique, une semaine après son coéquipier Nicholas Latifi, manque de peu d'offrir à Williams son premier point de la saison pour la première course de la nouvelle ère dans laquelle est entrée l'écurie britannique. Romain Grosjean, au volant d'une Haas meurtrie par l'accrochage du premier tour, n'a pas pu faire mieux que douzième et dernier d'une première au Mugello qui restera dans les annales et va sans doute donner l'envie d'y revenir. Avec cette victoire, Lewis Hamilton et Mercedes creusent toujours plus l'écart au championnat, d'autant plus que Max Verstappen a inscrit zéro point pour la deuxième fois de suite.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.