GP de Monaco : La malchance poursuit Leclerc en Principauté

GP de Monaco : La malchance poursuit Leclerc en Principauté©Panoramic, Media365

Mathieu WARNIER, Media365 : publié le dimanche 23 mai 2021 à 19h00

Alors qu'il n'a pas pu prendre le départ du Grand Prix de Monaco ce dimanche, Charles Leclerc a vécu une nouvelle désillusion sur ses terres. Le Monégasque continue sa série négative en Principauté, lui qui n'a jamais vu le drapeau à damier en course à domicile dans sa carrière.



Charles Leclerc n'est décidément pas prophète en son pays. Ce dimanche, au lendemain d'une sensationnelle pole position sur le circuit de Monaco, le pilote Ferrari n'a pas été en mesure de prendre le départ du Grand Prix en raison d'un souci au niveau de la transmission de sa monoplace, stigmate de l'accrochage qui a marqué la fin de la séance de qualifications qu'il a remporté. Un abandon avant même le départ de la course qui vient confirmer que le pilote monégasque est en manque criant de réussite quand il évolue sur ses terres. En effet, depuis le début de sa carrière, il n'a jamais été en mesure de voir le drapeau à damier à l'issue d'une course. Celui qui ambitionnait cette année de succéder à Louis Chiron, seul pilote issu de la Principauté à avoir dominé le Grand Prix qui s'y tient en 1931, a une nouvelle fois déchanté, lui qui avait mis tous les ingrédients bout à bout depuis le début du week-end, jusqu'à ce dernier passage dans la chicane de la piscine lors des qualifications. Sacré champion des GP3 Series en 2016, le Monégasque a fait le grand saut en Formule 2 la saison suivante.

Cinq courses, cinq abandons à Monaco pour Leclerc

Ainsi, il a pu participer pour la première fois en tant que pilote au mythique week-end du Grand Prix de Monaco avec deux courses au programme en 2017. Auteur de la pole position, Charles Leclerc n'avait pas pu aller au bout de la course principale en raison d'un souci technique sur sa monoplace. La course sprint n'a pas offert au Monégasque plus de réussite, un problème électrique le forçant a abandonner après 20 tours. Arrivé en F1 en 2018 chez Sauber auréolé de son titre en F2, Charles Leclerc a une nouvelle fois connu des misères pour son Grand Prix national. A huit tours de l'arrivée, il a perdu les freins et a du stopper sa course dans un échappatoire. En 2019, les malheurs du Monégasque avaient démarrés dès les qualifications avec une erreur de Ferrari qui l'avait contraint à s'arrêter dès la Q1. En course, contraint de passer à l'attaque, Charles Leclerc a tenté une attaque kamikaze sur Nico Hulkenberg au virage de la Rascasse. Le seul résultat a été un contact entre sa roue arrière-droite et le rail à l'intérieur de la courbe provoquant une crevaison du pneus qui a alors abimé l'aileron et le fond plat de la Ferrari. Pour la quatrième fois, Charles Leclerc était contraint à l'abandon à Monaco. Une série négative qui s'est prolongée cette année alors que le natif de la Principauté avait une chance en or de l'emporter face à Max Verstappen.


Leclerc : « J'aurais pris le risque »

Peu après le départ de la course, ayant passé outre la légitime déception d'avoir manqué la course, Charles Leclerc s'est exprimé au micro de Canal+. Assurant que « les mécanos ont absolument tout fait pour croire en cette victoire », le Monégasque a confirmé que son abandon vient d'« un problème sur l'arrière gauche de la voiture, donc ce n'est pas là où on a tapé », écartant la piste qui menait à une faiblesse de la boîte de vitesses. Prenant toute la responsabilité de l'accident qui l'a privé du départ, Charles Leclerc a assuré être « certain qu'il y a un lien avec cela ». Toutefois, malgré tout, le Monégasque était décidé à tenter le tout pour le tout afin d'aller chercher une première victoire à domicile. « Si on m'avait dit aujourd'hui (dimanche) qu'il n'y avait ne serait-ce que 20 % de chances de finir la course et de la gagner, j'aurais pris le risque, a affirmé Charles Leclerc. Après les contrôles qui avaient été faits, dans nos têtes il n'y avait aucun risque. » Mais la mécanique a finalement dit « stop » avant le départ.

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