GP de Bahreïn : Steiner reconnait que Haas a " failli disparaître en 2021 "

GP de Bahreïn : Steiner reconnait que Haas a " failli disparaître en 2021 "©Media365
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Clément Pédron, publié le jeudi 26 novembre 2020 à 18h25

Depuis Bahreïn, lieu du prochain GP de F1, Guenther Steiner, le directeur de l'écurie Haas, s'est laissé aller à quelques confidences. S'il avoue avoir hâte que la saison se termine, il reconnaît un soulagement que l'écurie soit de nouveau présente en 2021.

Guenther Steiner est un homme rassuré. Aussi vif et colérique soit-il lors des GP, il n'en reste pas moins quelqu'un qui sait savourer le futur à (très) court terme. Le directeur italien de Haas est pourtant le responsable d'une écurie américaine avant-dernière du classement constructeurs avec trois petits points engrangés. Mais il sait la difficulté pour une écurie de perdurer dans le championnat du monde de F1. Un an après avoir perdu son sponsor principal (Rich Energy), la Covid-19 est venue poser un grand voile noir sur les monoplaces noires notamment. De là à remettre en cause la participation de l'écurie l'an prochain pour la saison 2021 ? Absolument. C'est en tout cas ce qu'il faut retenir des mots de l'Italien ce jeudi, à la veille des premiers essais libres du GP de Bahreïn. Malgré des résultats très en-deçà des objectifs, de la part des deux pilotes (Kevin Magnussen et Romain Grosjean) dont les départs ont été officialisés, « nous avons survécu, prévient d'emblée Steiner à L'Équipe. Il y avait un gros risque que nous ne soyons plus là en 2021 et tout le monde a travaillé pour que nous restions en F1. Nous n'avons peut-être pas été bons sur la piste, mais nous avons permis d'assurer notre avenir en F1. Et même si certains pensent qu'ils n'ont pas besoin de nous, la F1 a besoin d'écuries comme Haas. »



« Notre équipe a vécu une année difficile, la F1 a vécu une année difficile, a-t-il poursuivi. Et même si je suis heureux qu'elle se termine bientôt, parce que tout le monde est fatigué, et que les trois dernières courses, qui s'enchaînent, vont être compliquées, nous pouvons quand même nous considérer chanceux d'avoir pu vivre cette saison. C'est une bénédiction d'avoir eu quelque chose à faire cette année. Après l'Australie, les mauvaises nouvelles se sont enchaînées, et c'est incroyable que la FOM ait réussi à organiser ces 17 GP. Ça aurait pu être bien pire pour tout le monde. » En attendant, il reste trois courses en comptant celle de Bahreïn puis celles de Sakhir et Abou Dabi, pour permettre à l'écurie Haas de retrouver un peu de bonheur avant d'entamer 2021 sous de meilleurs cieux.

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