F1 : Pour Prost, Williams c’était " la passion "

F1 : Pour Prost, Williams c’était " la passion "©Panoramic, Media365
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Emmanuel LANGELLIER, Media365 : publié le lundi 29 novembre 2021 à 19h04

Alain Prost se souvient avec émotion de son ancien patron Frank Williams, disparu dimanche à l’âge de 79 ans. Le Français avait été sacré champion du monde de F1 avec l’écurie Williams en 1993.



Un grand nom du sport automobile s’en est allé dimanche. Frank Williams a rejoint les géants de l’histoire du sport, décédé à l’âge de 79 ans, « paisiblement » auprès de ses proches selon un communiqué transmis suite au décès du Britannique. L’ancien pilote amateur et agent de pilotes avait fondé une écurie à son nom, entrée dans l’histoire du sport automobile. Un grand succès avait couronné la carrière de Frank Williams, avec notamment plusieurs titres de champion du monde de Formule 1.

Prost : « Lui, c’était vraiment la passion de la course automobile »


Alain Prost avait décroché son quatrième titre mondial (et dernier) à l’occasion de son grand retour chez Williams-Renault en 1993 suite à une grosse saison marquée par sept Grand Prix gagnés. « Pour moi, c’est le patron qui représente le plus la passion, se souvient le Français, lundi dans L’Equipe. Comme Bernie (Ecclestone), qui est de la même génération, il vivait pour la course. Il y a plein de gens qui l’ont fait pour des raisons différentes. Lui, c’était vraiment la passion de la course automobile. A l’époque, la Formule 1 voyait passer beaucoup de gens riches qui venaient et s’en allaient. Frank était différent. »

« Son œil s’allumait quand il parlait de la course et de son équipe »

Williams était différent « par cette passion, et malgré le manque de moyens. C’est l’image qu’il a donnée dès le début », poursuit Alain Prost, qui se souvient également des « coups de téléphone » de son ancien patron. « Lorsque j’ai débuté, il avait l’habitude de prendre de mes nouvelles, histoire de garder le contact. Et lorsque j’ai roulé pour lui, il m’appelait tous les soirs d’essais privés. Et on en faisait beaucoup. Je lui donnais mon ressenti : ça, c’est plutôt bien ; ça, plutôt moins. Il me coupait et ne voulait que le kilométrage. Si je lui disais qu’on n’avait fait que 30 kilomètres, il disait : "Ça ne va pas, Alain. Il faut plus rouler" J’ai aussi souvenir des négociations qu’on a eues quand j’ai signé, parce que j’ai signé très tôt, et des rendez-vous qu’on avait au Bourget, se remémore le champion français qui avait pris une année sabbatique en 1992. Il prenait son avion et je le retrouvais sur l’aérodrome. Mais ce que je veux vraiment retenir, c’est son œil qui s’allumait quand il parlait de la course et de son équipe. »

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