F1 : Les mécaniciens ont peur

F1 : Les mécaniciens ont peur©Media365

Nicolas Kohlhuber, Media365 : publié le dimanche 19 juillet 2020 à 09h46

La reprise de la saison de Formule 1 ne convainc pas tous les acteurs du paddock. Les mécaniciens ont peur du burn-out avec le rythme infernal imposé par une saison raccourcie à cause du Covid-19.



La Formule 1 est un sport collectif et certains ont tendance à l'oublier. Derrière chaque pilote, il y a un énorme staff qui travaille dans l'ombre pour rendre les exploits possibles sur la piste. Au moment où la saison 2020 a été lancée, tout le monde se félicitait. Mais aujourd'hui, des premiers désaccords remontent à la surface. Plusieurs mécaniciens ont contacté le Sun pour évoquer leurs conditions de travail. Et à la veille du troisième Grand Prix de la saison, ils ont peur. Plusieurs mécaniciens parlent d'un rythme de travail infernal et craignent le burn-out. L'un d'entre-eux, malgré son expérience, pense même à quitter le monde de la Formule 1. Un terrible constat alors que le planning de la saison s'annonce très dense jusqu'à la fin de l'année.

Injustice, confinement strict et rythme infernal

Ce week-end, la Formule 1 a mis le cap sur la Hongrie. C'est le premier voyage de la saison après deux courses organisées sur le Red Bull Ring de Spielberg en Autriche. Ce déplacement est venu s'ajouter à des journées où le personnel des écuries peut travailler jusqu'à 16h. En Hongrie, l'autre problématique concerne les Britanniques. Le confinement qui leur est imposé est strict et ils risquent la prison en cas de présence en dehors de l'hôtel et du circuit. Cette pression est de trop pour certains mécaniciens qui n'ont pas vu leur famille depuis près d'un mois. Une situation est d'autant plus pesante qu'elle ne concerne pas tout le monde. Dans les colonnes du Sun, les mécaniciens qui ont alerté sur leur situation actuelle ont pointé du doigt l'hypocrisie de la bulle. Certains pilotes avaient pu rentrer chez eux entre les deux premières courses quand les héros de l'ombre étaient strictement confinés dans la bulle établie en Autriche. Toute cette tension pourrait continuer à s'accroitre au fil d'une saison où les dix premières courses vont avoir lieu en à peine 13 semaines. Un rythme inédit pour une saison qui l'est tout autant.

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