F1 - Leclerc : "J'étais mal à l'aise. J'avais complètement tort"

F1 - Leclerc : "J'étais mal à l'aise. J'avais complètement tort"©Media365

Thomas Siniecki : publié le lundi 01 juin 2020 à 17h33

Face à la mort de George Floyd, Charles Leclerc a brisé l'omerta du monde de la F1, vivement dénoncée par Lewis Hamilton dimanche. Le pilote Ferrari rejoint ainsi le Britannique dans le combat qui fait rage aux Etats-Unis.



La sortie médiatique de Lewis Hamilton, dimanche, fait partie de celles qui ont fait grand bruit en réaction à la mort de George Floyd et à la situation extrêmement tendue aux Etats-Unis. Le sextuple champion du monde de F1 s'en prenait notamment aux dirigeants blancs de son sport, qu'il accusait de rester étrangement silencieux face à l'ampleur de la polémique.



Charles Leclerc a réagi, répondant en quelque sorte à l'appel de son adversaire : « Pour être complètement honnête, je ne me sentais pas à ma place, j'étais mal à l'aise de partager mes pensées sur un réseau social à propos de toute cette situation. C'est pourquoi je ne l'avais pas encore fait. J'avais complètement tort. Je peine encore à trouver les mots pour décrire l'atrocité de certaines de ces vidéos vues sur Internet. Il faut répondre au racisme par des actions, non par le silence. S'il vous plaît, participez activement, engagez-vous et encouragez les autres à sensibiliser tout le monde. Il est de nos responsabilités de s'élever contre l'injustice. Ne soyez pas silencieux. » En concluant avec le hashtag #BlackLivesMatters - déjà utilisé en préambule - qui symbolise la lutte.

La parole de Charles Leclerc n'est évidemment pas anodine, lui qui est désormais le nouveau leader de Ferrari, sous contrat jusqu'en 2024 alors que Sebastian Vettel partira à la fin de la saison. Face au coup de gueule de Lewis Hamilton, le jeune Monégasque est le représentant n°1 du constructeur le plus célèbre de l'histoire. A noter que ses camarades George Russell (Williams) et Lando Norris (McLaren) en ont également fait de même (voir plus haut). « Je ne trouve toujours pas les mots, mais au final, peu importe si ça met mal à l'aise de parler, car le silence ne résout rien, écrit le premier nommé. Plus que jamais, nous avons besoin de paix et d'égalité dans ce monde. C'est le moment de se dresser tous ensemble et de bouter le racisme hors de nos sociétés pour de bon. Nous sommes tous responsables. »

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